La République centrafricaine (RCA) était attendue, au cours de la semaine du 23 au 27 septembre 2024 sur le marché régional des titres publics, pour un paiement de 650 millions de Fcfa représentant les intérêts sur un de ses emprunts. Selon le rapport hebdomadaire des opérations, la transaction n’a pas été réalisée. La Beac qui communique ces données n’a pas donné d’indication particulière sur les motifs de ce manquement.
Sur les caractéristiques de l’opération, il s’agit d’une Obligation de trésors assimilables (OTA) de 3 ans rémunérée à 6,50% émis en septembre 2022 et qui arrive à échéance le 21 septembre 2025. Le Trésor centrafricain n’a pas communiqué sur cet incident et on ignore si le paiement a été effectué entre-temps, la beac n’ayant jusqu’ici pas fait une mise à jour des opérations qui ont eu lieu sur le marché après la semaine évoquée supra.
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Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un nouveau retard de paiement enregistré après ceux du Congo en août dernier pour un montrant de 30,6 milliards de Fcfa. Deux faits qui mettent au goût du jour le climat tendu qui traverse le marché de la dette souveraine dans l’espace Cemac. Pour rétablir la solvabilité du marché, une charte de bonne conduite devrait être adoptée par les États, lors de la prochaine réunion prévue en décembre 2024. Mais le principal défi pour les pays de la région reste celui de la gestion efficace des ressources de l’endettement. Le marché a connu ces dernières années une ascension fulgurante principalement à cause des mécanismes de refinancement. Ceux-ci peinent désormais à être réalisés compte tenu du repli des souscriptions par les banques, principaux investisseurs de la région.
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Notée BB+ par Bloomfield, la RCA reste un émetteur modeste sur le marché de la dette souveraine avec un encours de 203 milliards de Fcfa à fin mars 2024 soit 3% de l’encours global. Cette année, le pays a prévu de lever 200 milliards de Fcfa sur le marché régional pour financer ses besoins de trésorerie.








