Pour sa première année en tant que pays exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) sur le marché international, la République du Congo a marqué son entrée en exportant un total d'environ 666 667 mètres cubes (m3) de produits liquide en 2024. Selon les données du Rapport Annuel GIIGNL 2025 (une organisation à but non lucratif de portée mondiale), ces volumes, équivalant à 300 000 tonnes, ont été acheminés vers l'Italie et l'Espagne, ses deux premières nations clientes en Europe.
Ces volumes de GNL congolais sont le fruit de la mise en service, toujours en 2024, de l'unité flottante de liquéfaction (FLNG) « Congo FLNG Tango », située au large des côtes. Cette infrastructure novatrice, d'une capacité nominale de 600 000 tonnes par an (soit environ 1,3 millions de m3 annuels une fois en pleine capacité), est détenue par la compagnie italienne ENI. Elle a permis au Congo de valoriser ses ressources gazières jusqu'alors sous-exploitées.
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Dans le détail, le rapport précise que les exportations congolaises de GNL en 2024 se sont déroulées principalement sous la forme de contrats à long terme contrairement à d’autres types de ventes que privilégient d’autres pays. Ce type d'accord implique des engagements sur plusieurs années entre le vendeur et l'acheteur, offrant une certaine stabilité et prévisibilité des revenus pour le Congo, et garantissant un approvisionnement fiable pour l'Italie et l'Espagne. Ce procédé diffère des ventes spot, qui se font au prix du marché au jour le jour pour une livraison quasi-immédiate, et des contrats à court terme (généralement moins de quatre ans) qui offrent plus de flexibilité, mais aussi plus de volatilité des prix.
3ème exportateur de la CEMAC
Cette nouvelle capacité d'exportation de GNL positionne le Congo comme un acteur clé émergent sur la scène énergétique africaine et mondiale. Avec ses 300 000 tonnes exportées en 2024, la République du Congo devient le troisième pays exportateur de gaz naturel liquéfié de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC). Elle se place ainsi derrière des acteurs déjà établis : la Guinée-Équatoriale, qui a exporté 3,1 millions de tonnes (environ 6 888 889 m3) sur la même période, et le Cameroun, avec 1,6 million de tonnes (environ 3 555 556 m3) de GNL exportées. Bien que les volumes initiaux du Congo soient encore modestes comparativement à ses voisins de la sous-région, cette première étape réussie pourrait ouvrir la voie à des développements futurs et à une contribution croissante du pays à l'approvisionnement énergétique international.
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L'incursion de la République du Congo dans le marché du GNL représente par ailleurs une diversification économique significative. Traditionnellement dépendante de ses exportations de pétrole brut, l'exploitation et la commercialisation du gaz naturel offrent de nouvelles perspectives de revenus et de développement, contribuant à la résilience économique du pays. Cette dynamique est d'autant plus prometteuse que, au-delà de l'engagement actuel d'ENI, d'autres acteurs majeurs comme l'Américain Golar expriment leur intérêt pour le potentiel gazier congolais, avec des projets d'installation d'une nouvelle unité flottante de GNL sur les côtes congolaises d'ici 2027. Ces initiatives renforcent l’ambition du pays à monétiser pleinement son immense potentiel gazier et à consolider sa position sur la carte énergétique africaine.
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