Assala Energy, leader de la production pétrolière au Gabon, a publié le 14 mai son rapport 2024 sur les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Selon le document, la compagnie gabonaise a réduit ses dépenses d'investissement de manière significative courant de l’année écoulée, enregistrant une baisse d'environ 13,4 milliards de Fcfa (environ 22 millions de dollars américains), soit une diminution relative de 5,82% à 356 millions de dollars par rapport à l'année précédente (378 millions de dollars).
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L'essentiel des investissements d'Assala Energy en 2024 a été orienté vers l'augmentation de la production et des réserves, l'optimisation des champs existants et la prolongation de leur durée de vie. Une part significative a également été consacrée à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La compagnie dévoile par exemple qu’elle a investi 8 milliards de Fcfa (13 millions de dollars) dans un système de compression du gaz combustible pour réduire le brûlage à la torche dans le champ Rabi, modernisé les torchères de la station centrale et amélioré la capacité des centrales électriques pour déployer des pompes immergées, contribuant ainsi à la réduction du torchage. D'autres projets incluent la modernisation de la centrale électrique de Gamba et la réinjection de l'eau produite, ainsi que l'amélioration de la compression du gaz de Toucan.
Maintien de l'activité et priorisation de l'exploitation
Cette contraction des investissements survient dans un contexte où Assala Energy, a néanmoins maintenu un niveau d'activité important. En 2024, la compagnie exploitait sept licences de production regroupant 216 puits et détenait une licence non opérée, tout en poursuivant ses explorations avec trois licences terrestres opérées. Le rapport ne renseigne pas sur les performances de production d’or noir durant cette période. En parallèle, l'entreprise a également réalisé un investissement considérable d’environ 150 milliards de FCFA (244 millions USD) dans ses dépenses d'exploitation, signalant une concentration sur l'optimisation de sa production existante estimée depuis 2023 à 40,7 milliers de barils par jour (kb/j). La décision de réduire les dépenses d'investissement pourrait refléter une approche plus prudente face aux incertitudes du marché ou une priorisation de projets spécifiques.
Risques pour l'expansion future
Il faut noter que cette contraction des investissements pourrait freiner l'ambition d'expansion d'Assala Energy au Gabon, notamment en retardant le développement de ses permis d'exploration et l'augmentation de sa capacité de production. Cette perspective s'inscrit dans un contexte déjà délicat. En effet, selon une récente révélation d'Africa Intelligence en mars dernier, un an après son acquisition par la Gabon Oil Company (GOC), Assala Energy peinerait à se doter d'une équipe dirigeante stable et compétente pour gérer les actifs nouvellement acquis en 2024. Cette difficulté à attirer des cadres expérimentés, conjuguée à une prévision de baisse des rendements des permis existants, avec la fermeture de deux puits pétroliers entre 2023 et 2024, pourrait amplifier les effets négatifs de la réduction des investissements sur la croissance future de l'entreprise.
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