Le gouvernement congolais a retiré les agréments de 22 intermédiaires d’assurance et interdit à leurs dirigeants de poursuivre leurs activités sur le marché national. La décision figure dans un arrêté signé le 25 septembre 2026 par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka.
Selon l’arrêté, les retraits concernent Atlantic Océane Assurances, International Insurance, Daguzan épouse Mauro Isabelle, Africaine des Assurances Africo, MT Assurances, Mara, Congo Inter Assurance, La Spirale Assurances, G2A Solution d’Assurances, Océane Assurances Conseil, Hosanna, Société Générale d’Assurances (SGA), Chrisland Africa Assurances, AFA Assurances, Talents & Associés, Nord-Sud Assurances, Tsar Assurances, Protecta Congo Sarl, Victory Assurances, GODPIF Assurances, SADAC et TLB.
Lire aussi : Le Congo fait appel à L’Archer et LCB Capital pour reprofiler sa dette en monnaie locale jusqu’à fin 2026
La mesure touche des intermédiaires agréés depuis plus de vingt ans, à l’image d’International Insurance, autorisée à exercer en juin 2000, mais également des opérateurs plus récents, comme Atlantic Océane Assurances, dont l’agrément remonte à septembre 2024. « Les dirigeants de ces sociétés ne peuvent plus exercer sur le marché congolais des assurances sur toute l’étendue du territoire national », précise l’article 2 de l’arrêté. Le texte ne détaille toutefois ni les motifs des retraits d’agrément ni la durée de l’interdiction visant les responsables concernés.
Quatre nouveaux courtiers agréés
Parallèlement, Christian Yoka a signé quatre autres arrêtés, également datés du 25 septembre, autorisant NBP Assurances, MEJ Assurances Conseils, Faserco Assurances et Cyracus à exercer des activités de courtage en assurance et réassurance. À la différence d’une compagnie qui porte elle-même le risque assuré, le courtier sert d’intermédiaire entre le client et les assureurs : il recherche et négocie auprès des compagnies les contrats correspondant aux besoins de son client. Cyracus bénéficie en outre d’une autorisation de gestion de fonds maladie.
Ces décisions interviennent alors que les autorités de plusieurs pays membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) renforcent leurs contrôles sur les intermédiaires. Au Cameroun, le ministère des Finances a également retiré en 2026 les agréments de 31 sociétés de courtage, dont 26 pour caducité de leur autorisation et cinq pour caducité assortie de détournements de primes. À la différence des décisions camerounaises, l’arrêté congolais ne précise pas les manquements éventuellement reprochés aux 22 intermédiaires concernés.














