Le Congo et le FMI sont parvenus à un accord sur la prolongation de l’accord de Facilité élargie de crédit conclu le 21 janvier 2022 et qui arrivait à échéance le 20 janvier 2025. Les autorités ont motivé leur demande par la volonté de de bénéficier de plus de temps en vue de boucler la 6ème revue de l’accord. Le délai supplémentaire permettra aux autorités d'achever les réformes ; de parvenir à un accord sur les politiques appropriées pour soutenir l’achèvement de la 6ème revue de la FEC pour la République du Congo, de préparer la documentation destinée au Conseil d’administration. Ce qui permettra à l’instance de procéder à un examen des politiques régionales et des assurances politiques pour la Cemac, « essentiel au succès du programme soutenu par le Fonds au Congo ».
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Dans son communiqué, le FMI dit s'être appuyé sur le respect de tous les critères de réalisation quantitatifs à fin juin 2024. Seulement, déplore le Fonds, l’objectif d’un plafond zéro concernant de nouveaux arriérés extérieurs a été violé en même temps que plusieurs autres objectifs ont été manqués. Entre autres indicateur de performance non atteinte, il y a la mise à disposition de ressources pour les couches vulnérables à travers le Programme national de filets sociaux ; les retards dans la promulgation des lois relatives à la TVA sur les hydrocarbures, et le logiciel de suivi des finances publiques en dépit des progrès significatifs réalisés dans cette réforme.
Face à ces observations et carences, « les autorités ont réaffirmé leur engagement à faire preuve de prudence budgétaire pour atténuer les pressions persistantes sur la liquidité et préserver les gains réalisés dans le cadre de la FEC. Ils promettent aussi de poursuivre l’assainissement budgétaire cette année grâce aux résultats des recettes hors-pétrole. Le Fmi recommande également la mobilisation des recettes et de rationaliser les dépenses, tout en protégeant les dépenses ciblées de réduction de la pauvreté. « Il est essentiel de respecter cet engagement pour réduire les pressions sur la liquidité, qui pourrait persister à court terme », assure le FMI.
S’agissant de l'opération de reprofilage de la dette intérieure initiée par les autorités en octobre 2024, celle-ci est appréciée par le Fonds en ce qu’elle a contribué en partie à reporter l’amortissement du trésor public au-delà de 2029. « Les autorités ont convenu qu’il était nécessaire de jeter les bases d’une économie durable. Une croissance inclusive nécessite d’accélérer la mise en œuvre de réformes structurelles pour renforcer les bonnes pratiques de gestion de la dette, améliorer la gouvernance, accélérer la diversification économique et construire une économie à l’épreuve du climat », renseigne le FMI qui conclut par l’extension du programme au 20 avril 2025.
La prorogation du programme du Congo lui ouvre des marges de manœuvre dans la négociation de ressources extérieures en vue de financer son déficit budgétaire et de réaliser son programme d’infrastructures. Cette issue permet aussi au Congo de desserrer la pression sur les liquidités tel que l’a indiqué l’agence de notation S&P Global dans son analyse sur l’économie de la sous-région il y a quelques jours. Mais, le Congo devrait négocier un de succession question de s’abriter des tensions de trésorerie et de la fragilité du marché domestique des capitaux qui risque d’être sursollicité cette année. «L’obtention d’un financement du FMI permettrait d’obtenir un financement extérieur à des conditions d’emprunt favorables et de stimuler le soutien d’autres institutions internationales, ce qui atténuerait la pression sur les liquidités dans la Cemac et éviterait une pression supplémentaire sur un marché régional saturé », suggère l’agence de notation.

