Le 4 août 2025, la République du Congo et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé un accord de don de 602 000 dollars soit 380 millions de FCFA pour la révision complète de la base de calcul des indicateurs économiques nationaux du pays (rebasage des comptes nationaux appellation technique, Ndlr). L’accord a été paraphé à Brazzaville la capitale congolaise par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatse, également gouverneur de la Banque pour le Congo, et Léandre Bassolé, directeur général pour l’Afrique centrale du Groupe de la BAD.
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Le don provenant des ressources du Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire vise à soutenir la révision de la base des comptes nationaux du pays pour la faire passer à une norme plus actuelle. « Le don contribuera à faciliter la transition vers le Système de comptabilité nationale de 2008 (SCN 2008), un cadre méthodologique conforme aux normes internationales, qui remplacera ainsi à termes, l’actuel système utilisé au Congo (SCN 1993). Il préparera également le pays à la transition vers le SCN 2025, tout récemment adopté par les Nations unies, qui, parmi ses innovations majeures, prend en compte les biens et services environnementaux dans la mesure de la richesse nationale, un enjeu crucial pour un pays comme le Congo, riche en ressources naturelles », peut-on lire dans le communiqué de presse de la BAD.
Vers un PIB revalorisé
La révision des comptes permettra d’intégrer des secteurs jusqu’ici sous-estimés ou mal comptabilisés, tels que le numérique, les télécommunications, l’économie informelle, les ONG et institutions à but non lucratif, ainsi que les services financiers digitaux. Cette actualisation devrait avoir un impact direct sur le Produit intérieur brut (PIB) du pays, évalué à 9 296 milliards FCFA en 2024 selon la BEAC, et attendu à 9 443 milliards FCFA en 2025.
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L’augmentation du PIB n’est d’ailleurs pas le seul changement attendu de cette activité qui s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement de la statistique (SNDS II 2022-2026) du Congo. « Le ratio d’endettement pourrait nettement baisser, tout comme l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques, ce qui renforcera la transparence et la crédibilité de notre pays vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. Le rebasage constitue également un levier puissant pour améliorer notre profil de risque et mobiliser davantage de ressources pour le développement », a déclaré Ludovic Ngatsé.
Plus encore, « ce rebasage permettra d’ancrer les décisions économiques du Congo dans la réalité actuelle de son économie. Il renforcera la gouvernance économique, améliorera la visibilité du pays sur les marchés et permettra de mieux intégrer les enjeux de durabilité et d’environnement dans la mesure de la richesse nationale », a déclaré M. Bassolé.
Mabelle Ndjoumou (Stagiaire)

