Au Gabon, le gouvernement exhorte le Canada à établir une mission diplomatique sur son territoire pour renforcer la coopération minière. Le 9 septembre, le ministre gabonais des Mines et des Ressources géologiques, Gilles Nembé, a reçu une délégation d'investisseurs québécois. « Ces entrepreneurs visent les marchés des infrastructures minières, notamment l'énergie, le traitement de l'eau et la logistique, ainsi que l'exploitation de gisements de fer et de potasse », selon les informations du département ministériel. Le ministre a souligné l'absence de représentation diplomatique comme un obstacle majeur au développement des échanges.
La rencontre, organisée par Alain Carrier, consul honoraire du Canada au Gabon et directeur des services économiques à la Délégation générale du Québec à Dakar au Sénégal (sa résidence), a permis au ministre Nembé de détailler les grands projets miniers gabonais. Parmi eux figurent l'exploitation du fer de Belinga et de la potasse de la Banio, des projets qui devraient bientôt entrer en phase opérationnelle. Le membre du gouvernement a rappelé que le potentiel minier du Gabon n'est encore connu qu'à hauteur de 35 à 40 %, ce qui offre des perspectives considérables aux investisseurs.
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Pour les entreprises québécoises dont les identités n’ont pas été révélées, cette mission est une opportunité de présenter leur expertise dans le génie-conseil et l'exploitation minière, selon Alain Carrier. L'établissement d'une mission diplomatique canadienne faciliterait les affaires, réduirait les barrières administratives et renforcerait les liens de confiance. Cette démarche s'inscrit dans un contexte géostratégique où plusieurs puissances étrangères déjà implantées dans le pays, dont les États-Unis, la Chine et l'Inde, se disputent l'accès aux minéraux stratégiques.
Alors que la France, via Eramet, se repositionne suite à la décision du Gabon de suspendre l'exportation de minerai brut de en 2029 pour favoriser la transformation locale, le Canada cherche à s'imposer comme un partenaire de choix. La demande du Gabon est un signal fort et pourrait marquer le début d'une nouvelle ère de coopération économique.
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