La société franco-britannique Perenco a annoncé, le 12 octobre, le redémarrage de la production du champ offshore de Foukanda, au Congo. Effectif depuis le 15 septembre, il s'est fait à un débit de 2 000 barils équivalent pétrole par jour (boepd). À l'arrêt pendant six mois pour des travaux, le champ est désormais relié par un nouveau pipeline de 13 km aux installations de PNGF Sud, que la compagnie exploite au large de Pointe-Noire. Ce raccordement le rend totalement indépendant des infrastructures d'Eni, son ancien opérateur.
Le champ provient d'un portefeuille d'actifs jugés non essentiels au Congo, que le groupe italien a vendu à Perenco en juillet 2023 et que celui-ci a repris en mars 2024 avec les actifs de Mokele. Il comprend 58 % du permis Foukanda ainsi que les champs de Mwafi et Kitina, pour une production cumulée initiale de 3 000 à 5 000 boepd. L'accord, formalisé avec l'État congolais et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), a permis à Perenco de devenir opérateur. Foukanda restait toutefois tributaire d'Eni pour exporter sa production, via la plateforme Kitina et une ligne de 14 pouces jusqu'au terminal de Djeno.
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Pour s'affranchir de cette dépendance, Perenco a mené six mois de travaux intensifs. Outre le pipeline de 13 km, un câble électrique haute tension a été posé avec du matériel redéployé entre le Congo et le Gabon, afin d'accélérer le chantier. Le projet a mobilisé les équipes de Perenco au Congo et celles de Dixstone. « Au-delà du redémarrage de la production, Foukanda illustre la capacité du Groupe à transformer les défis opérationnels en réussite collective grâce à son agilité, son ingéniosité et ses expertises », s'est félicitée la direction.
Pour Perenco, ce raccordement permet d'optimiser l'exploitation d'un gisement mature et renforce son empreinte industrielle au Congo. La compagnie y a produit entre 69 000 et 72 500 boepd en 2025, ce qui la place parmi les trois premiers producteurs d'hydrocarbures du pays, aux côtés d'Eni et de TotalEnergies. Elle s'appuie sur un plan d'investissement estimé à près de 2 milliards de dollars sur cinq ans, destiné à porter la capacité du groupe au-delà de 100 000 barils par jour grâce aux actifs rachetés et à des campagnes de forage intensives. Perenco mise ainsi sur le redéveloppement de gisements historiques en fin de cycle pour soutenir sa croissance, face au déclin des champs matures du bassin congolais.
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