La République du Congo a entamé des discussions avec Eni et TotalEnergies autour de leur retrait envisagé des champs offshore Yanga et Sendji, deux actifs pétroliers situés sur le permis PNGF Nord, au large de Pointe-Noire. L’annonce a été faite mardi par Maixent Raoul Ominga, directeur général de Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), l’entité publique qui gère les intérêts de l’État dans le secteur pétrolier, à l’issue d’une rencontre avec Mike Sangster, directeur exploration-production Afrique de TotalEnergies. Le dirigeant a également révélé le positionnement d’un opérateur déjà actif dans le pays pour reprendre ces actifs. « Nous avons également abordé la sortie de TotalEnergies et de Eni du permis Yanga Sendji pour laquelle des discussions sont en cours entre la République et les sociétés Eni et Perenco », a-t-il déclaré sur LinkedIn.
Les champs Yanga et Sendji sont conjointement exploités depuis 1973 par TotalEnergies EP Congo et Eni Congo, selon le contrat de partage de production révisé en 2022. TotalEnergies détient 65% des parts du consortium contre 35% pour Eni. L’État congolais dispose pour sa part d’un droit sur 15% de la production extraite. Ces champs ont produit respectivement 1,55 million et 2,27 millions de barils en 2021, d’après les données ITIE.
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Les raisons officielles du retrait des deux majors n’ont pas été dévoilées. Cette annonce intervient toutefois au moment où TotalEnergies accélère le développement de ses nouvelles découvertes sur le permis Moho, dans l’offshore profond congolais, dont elle détient 63.5% aux côtés de Trident Energy (21.5%) et de la SNPC 15%. Estimées à 100 millions de barils de ressources récupérables, le groupe français prépare son développement à partir de 2028 et une mise en production envisagée d’ici 2030. En parallèle, Eni poursuit son recentrage sur le gaz naturel liquéfié avec un objectif de capacité d’exportation de 6 millions de tonnes par an d’ici fin 2026, contre environ 3 millions de tonnes attendues en 2025.
Si les discussions aboutissent, l’opération devrait renforcer la présence de Perenco dans l’offshore congolais. Présent dans le pays depuis 2001 à travers Perenco Congo et Congorep, le groupe exploite déjà plusieurs actifs offshore matures en partenariat avec la SNPC, notamment PNGF Sud, Emeraude, Tchibouela et Kombi-Likalala-Libondo. La compagnie revendique une production proche de 80.000 barils par jour au Congo et cible une production au-delà de 100.000 b/j a court-terme.
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