La Russie a donné son feu vert pour la construction d'un oléoduc stratégique au Congo, un projet visant à créer une liaison (pipeline) de plus de 500 km entre Pointe-Noire, Lutété, Maloukou et Tresho, selon un communiqué du Kremlin le 7 juin 2025. En effet, Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie a signé la loi fédérale ratifiant l'accord de coopération entre les gouvernements des deux pays samedi. Cet accord, signé à Moscou le 28 septembre 2024, vise à créer des conditions favorables à la coopération dans la construction de cet oléoduc. « La loi fédérale a été adoptée par la Douma d’État le 21 mai 2025 et approuvée par le Conseil de la Fédération le 4 juin 2025. », précise le document.
Ce projet sera mené par une coentreprise entre Zakneftegazstroy-Prometey (Russie) et la Compagnie Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), avec une participation russe de 90% et congolaise de 10%. Bien que son cout global n’ait pas été dévoilé, les travaux de cette infrastructure, prévus sur trois ans, seront financés sur fonds propre de la Russie avec une contribution symbolique de l’Etat congolais.
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Dans le détail, l'oléoduc sera exploité pendant au moins 25 ans avec un tarif garanti pour assurer sa rentabilité, et le chantier est. Selon Andreï Klimov, vice-président de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération, cette initiative renforcera le partenariat économique et politique entre la Russie et le Congo, illustrant « la volonté de la Russie d’investir dans les pays africains et de développer une coopération de longue durée avec eux. », a-t-il précisé. Par ailleurs, « la Russie s'engage à fournir les fonds, équipements et personnel nécessaires, ainsi que du carburant si besoin, tandis que le Congo offrira des allègements fiscaux. »
Au Congo-Brazzaville, la ratification de cette loi intervient dans un contexte stratégique où le pays vise à doubler sa production pétrolière quotidienne pour atteindre 500 000 barils par jour d'ici 2027. Ce projet lui assure ainsi un important dispositif de transport pour son or noir, essentiel à cette ambition. Il solidifie par conséquent la coopération énergétique entre la Russie et la République du Congo, en valorisant le potentiel des ressources naturelles congolaises et l'expertise technologique russe dans le secteur pétrolier et gazier.
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Cette initiative marque également un engagement durable de la Russie en Afrique, consolidant ses liens avec les nations du continent, une priorité affichée de sa politique étrangère. Un tel partenariat pourrait par ailleurs ouvrir la voie à de futurs investissements russes significatifs dans la région.
Initialement annoncé en 2017, ce projet d'oléoduc avait été suspendu en raison de la pandémie de Covid-19. La récente ratification par le parlement russe le 21 mai 2025 et l'approbation par le Conseil de la Fédération le 4 juin 2025, ainsi que la rencontre entre Vladimir Poutine et le président congolais Denis Sassou Nguesso début mai, soulignent la relance et l'importance stratégique de cette collaboration pour les deux nations. Rappelons que la consommation de produits pétroliers au Congo est estimée à 800 000 tonnes par an avec une production de brute d’environ 260 000 barils par jour d’après l’OPEP.

