Oryx Energies fait l'objet d'un changement d'actionnariat d'envergure. Le géant suisse a signé le 2 octobre 2026, un accord pour céder ses parts à deux des dirigeants de l'entreprise. Le montant de la transaction est évalué à environ 1 milliard de dollars (soit près de 600 milliards de FCFA). Selon des informations publiées le 7 octobre par Africa Intelligence, le directeur général d'Oryx Energies, le Sénégalais Moussa Diao, et le responsable de la branche trading, Hervé Bouvet, doivent prendre la majorité du capital après le rachat des parts des autres actionnaires, dont celles deec l'homme d'affaires suisse Jean-Claude Gandur, fondateur du groupe en 1987. « Moussa Diao ainsi que Hervé Bouvet détiennent désormais la majorité de l'entreprise spécialisée dans la vente de produits pétroliers », écrit le média spécialisé. Aucun détail n'a toutefois été publié sur la répartition du capital. La part exacte de chacun des deux dirigeants, comme le pourcentage cédé par chaque actionnaire sortant, n'est pas connue.
À la date de publication, Oryx Energies n'avait pas diffusé de communiqué officiel confirmant la transaction. Présent dans 17 pays africains, notamment en Afrique de l'Ouest et de l'Est, le groupe opère dans le négoce, le stockage, le transport et la distribution de produits pétroliers, ainsi que dans le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les lubrifiants. A en croire Africa Intelligence, l'opération était préparée depuis plusieurs mois par Moussa Diao et Hervé Bouvet, qui avaient informé les autres actionnaires de leur projet dès avril. Son financement aurait été assuré par un consortium bancaire comprenant notamment Afreximbank, avec l'appui de Mnguer Advisory comme conseil stratégique et financier.
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La transaction intervient alors que le groupe est engagé dans plusieurs différends commerciaux liés à ses activités pétrolières en Afrique. Au Kenya, la société a contesté en 2026 l'annulation par les autorités d'un contrat portant sur l'importation de 96 000 tonnes de carburant, un dossier qui s'inscrit dans les débats sur certaines importations de produits pétroliers et leur conformité aux exigences locales. En Ouganda, la Haute Cour commerciale a confirmé en août 2026 une sentence arbitrale condamnant Oryx Energies Uganda à verser 982,8 millions de shillings ougandais (environ 260 000 dollars, soit 156 millions FCFA) à Oyster Energies, pour des prestations de transport de produits pétroliers, avec intérêts et frais.
En Tanzanie, Oryx est par ailleurs impliqué dans une procédure d'arbitrage avec Oilcom Tanzania, née de contrats conclus en 2016 et portant notamment sur le transport et la location de stations-service. Dans un document publié en 2024, le groupe faisait état d'une demande de plus de 460 milliards de shillings tanzaniens (environ 180 millions de dollars, soit 108 milliards FCFA) formulée par Oilcom. Ces dossiers relèvent toutefois de différends commerciaux : ils ne constituent pas, en eux-mêmes, des condamnations établissant l'importation de carburants non conformes.
À ce stade, les informations sur la cession et son montant reposent sur les révélations d'Africa Intelligence, publiées le 7 octobre, et sur celles d'Africa Business+ concernant les acquéreurs des stations-service d'Oryx en Afrique de l'Ouest. Cette nouvelle structure capitalistique pourrait permettre au groupe de poursuivre ses investissements dans le stockage et la distribution de produits pétroliers, notamment sur les marchés africains où il est déjà présent.
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