L’Association du transport aérien international (IATA) a annoncé mercredi que 1,2 milliard de dollars de fonds appartenant aux compagnies aériennes étaient bloqués dans plusieurs pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient, empêchant leur rapatriement. Selon les données publiées le 10 décembre, 93 % des sommes gelées se trouvent dans cette région, dont 179 millions de dollars (environ 101 milliards FCFA) dans la zone CEMAC (Cameroun, Congo, Tchad, Gabon, Guinée équatoriale, Centrafrique).
L’organisation pointe en particulier les lenteurs des procédures de validation imposées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), accusées d’allonger les délais de rapatriement et de créer des arriérés récurrents. . L’IATA appelle les autorités monétaires de la région à « simplifier et accélérer » les processus afin de préserver la viabilité des opérations aériennes.
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L’IATA déplore que, malgré une légère amélioration depuis avril, les transporteurs continuent de faire face à des procédures « fastidieuses et incohérentes » pour récupérer leurs revenus issus de la vente de billets et du fret. L’association pointe en particulier les lenteurs des procédures de validation imposées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), accusées d’allonger les délais de rapatriement et de créer des arriérés récurrents. « Nous demandons à la BEAC de simplifier le processus interne de validation en trois étapes et d’améliorer les délais de traitement pour éliminer les arriérés », indiqué l’organisation.
« Les transporteurs ne peuvent pas fonctionner durablement si leurs revenus restent bloqués pendant des mois. Les gouvernements doivent respecter leurs engagements internationaux », a rappelé Willie Walsh, directeur général de l’IATA.
L’association prévient qu’un maintien des blocages pourrait entraîner des réductions de capacité, voire des suspensions de routes, dans une zone où l’aviation commerciale constitue souvent un lien vital pour les échanges et l’intégration régionale.
Rappelons qu’à l’échelle mondiale, l’Algérie reste le pays où les compagnies peinent le plus à récupérer leurs recettes, avec 307 millions de dollars en souffrance devant la CEMAC et le Liban.

