En course pour l’élection présidentielle du 12 avril 2025, Stéphane Germain Iloko Boussengui a récemment présenté les grandes lignes de son projet de société au cours d’une interview accordée à la télévision Gabon 24. Le médecin de formation a retenu quatre grands axes à mettre en œuvre s’il est élu au terme du scrutin.
Décentralisation
Stéphane Germain Iloko Boussengui estime qu’il est nécessaire d’accélérer la décentralisation, ce qui passe par l’instauration des régions au Gabon. Une mission qui, selon lui, n’est pas du ressort du gouverneur, représentant du président de la République dans sa province. Ainsi, pour impulser le développement, il prévoit de mettre sur pied trois régions sans pour autant bouleverser le découpage administratif actuel.
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Ces régions seront dirigées chacune par un président régional élu qui travaillera de concert avec le gouvernement central. « Il faut mettre des régions pour le développement et leur donner des moyens. Mais ça ne désorganise pas le pays. Le pays dispose de neuf provinces, mais on va mettre trois provinces dans chacune des trois régions », précise-t-il.
Réforme institutionnelle
Le leader du mouvement Large rassemblement Arc-en-ciel ne s’appesantit pas sur les stratégies et les moyens qu’il emploierait pour rendre effectifs les grands axes de son projet de société. Toutefois, il propose, s’il est élu, d’améliorer la gouvernance institutionnelle du Gabon en adoptant de nouveaux textes, notamment une nouvelle Constitution et un Code électoral révisé. « On peut faire en sorte que les Gabonais, ensemble, produisent une Constitution, un Code électoral consensuel. Un mandat de sept ans pour un président de la République, c’est trop. On peut se battre pour avoir un mandat de cinq ans ou de quatre ans », suggère-t-il.
Prospérité économique
L’ancien cadre du Parti démocratique gabonais (PDG) soulève la problématique de la gestion durable des ressources pour les générations futures, qui, d’après lui, constitue un levier essentiel pour la prospérité économique. Le candidat entend redynamiser l’économie gabonaise en mettant l’accent sur la diversification des secteurs économiques, au-delà du pétrole et des ressources naturelles. Pour cela, il promet de créer des emplois pour les jeunes, de favoriser un secteur privé en pleine expansion et d’assurer une répartition plus équitable des richesses. Selon lui, une politique économique durable doit passer par l’investissement dans les infrastructures, le soutien à l’entrepreneuriat local et la mise en place d’une fiscalité plus attractive pour les entreprises. De plus, la transition énergétique sera au cœur de ses préoccupations, avec la promotion des énergies renouvelables.
Modernisation des infrastructures
Médecin de formation, Stéphane Germain Iloko Boussengui place la santé publique parmi ses priorités, notamment à travers la disponibilité des médicaments. Le candidat à l’élection présidentielle veut également redonner à l’école publique ses lettres de noblesse en modernisant, par exemple, les universités publiques pour réduire les dépenses onéreuses engagées par les parents dans les instituts privés.
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Pour y parvenir, souligne-t-il, il faut garantir une meilleure adéquation entre la formation des enseignants et les besoins du marché du travail. « Je viens pour soigner un Gabon malade. Notre pays est malade depuis trop longtemps. Corruption, chômage, inégalités… il faut un traitement de choc. Je suis ce médecin qui va guérir le Gabon », a-t-il déclaré le 1ᵉʳ avril face à ses militants.
Rappelons que, sauf désistement de dernière minute, huit candidats ont été retenus pour prendre part à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Ce sera la 28ᵉ élection de l’histoire du pays depuis 1961, y compris celle d’août 2023, qui avait été annulée. Les Gabonais connaîtront ainsi leur troisième président de la République après Omar Bongo et son fils Ali Bongo. Brice Clotaire Oligui Nguema assure la transition depuis le 30 août 2023.
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