Gninga Zenaba Chaining fait partie des 04 deniers candidats repêchés le 21 mars dernier pour prendre part à l’élection du 12 avril prochain. La seule femme en cours propose un projet de société axée sur des réformes socio-économiques.
Le Smig à 200 000 Fcfa
Si elle est élue présidente de la République gabonaise au terme du scrutin du 12 avril, Gninga Zenaba Chaining envisage de renforcer la sécurité sociale en augmentant le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 150 000 Fcfa à 200 000 Fcfa. Ce Smig qui resterait le plus élevé en zone Cemac serait alors un grand soulagement pour les travailleurs dans un contexte marqué par la vie chère. La candidate ne détaille, cependant pas, les modalités de mise en œuvre de cette mesure.
Formation professionnelle
Dans un contexte où le taux de chômage avoisine 40 % au Gabon, la lutte contre ce phénomène reste l’argument fort de chacun des prétendants au fauteuil présidentiel malgré une divergence dans les démarches à entreprises. Pour l’entrepreneure de 36 ans, il s’agit de la moderniser le recrutement à la Fonction publique, de la création d’opportunités et l’ouverture aux formations professionnalisantes pour tous les Gabonais en zone rurale et urbaine. Dans la même lancée, elle estime que le Gabon a assez de ressources naturelles (bois, pétrole, manganèse, etc.). Pour cela, pour limiter la dépendance à l’or noir, le pays doit diversifier les autres ressources en accélérant la transformation locale afin de créer plus d’emplois.
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Pour cette dernière, il est urgent de multiplier les écoles spécialisées afin d’accélérer la création des richesses. « Et si aujourd’hui ces métiers de pétrole intéressaient beaucoup de personnes et qu’on pourrait mettre nos jeunes dans l’économie de pétrole, notre pétrole ne serait plus dans les mains des étrangers, on ferait tout sur place, la raffinerie, on sortirait notre pétrole du sol, on le travaillerait et pourquoi pas, le vendre à l’étranger. On est dans un pays riche. Il n’y a pas de raison que l’économie soit un tout petit peu dans les mains de certaines personnes », suggère-t-elle.
Gestion de la dette
Pour la comptable de formation, le Gabon n’a pas besoin d’afficher des dettes colossales (environ 7 500 milliards de Fcfa à date) compte tenu de ressources minières, forestières, etc.. dont il dispose. Si elle est élue à la magistrature suprême, elle promet se servir des ressources humaines et du sous-sol « pour trouver les financements ». Pour améliorer la gestion budgétaire, elle propose d'alléger les charges de l'État en réduisant le nombre de ministères, mais aussi les effectifs au sein des institutions telles que le Sénat et l’Assemblée nationale. En bref, elle mise sur l’austérité budgétaire et compte sur les économies à engrangées pour financer des projets. Un objectif qui n'est cependant pas chiffré.
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Lutte contre la vie chère
Gninga Zenaba Chaining n’indique pas comment elle va lutter contre la vie chère mais cette problématique figure tout de même dans son projet de société. En effet, s’il est vrai que le Gabon a enregistré un taux d’inflation de 2,1% en 2024 ; en dessous du seuil de 3% autorisé en zone Cemac, il aurait été élevé si le gouvernement n’avait pas instauré des mécanismes de subvention sur les prix de certains produits de grande consommation. Au mois d’octobre par exemple, le pays a dépensé environ 7,4 milliards de Fcfa pour la cause. Par rapport à 3,45 milliards de Fcfa en septembre, la subvention de la vie chère a bondi de 3,95 milliards de Fcfa en glissement mensuel (+114,4%), principalement due à la défiscalisation de la mercuriale, dont le montant a presque quadruplé, passant de 1,2 milliard de Fcfa en septembre à 4,6 milliards de Fcfa en octobre.
Régularisation du secteur minier
La Gabon étant un pays riche en ressources minières, il fait face à la menace de l’orpaillage clandestin occasionnant ainsi l’évasion fiscale. Pourtant, bien gérée, cette activité devrait constituer une source de revenus selon la candidate. Pour inverser la tendance, l'entrepreneure en course pour la présidentielle, se propose, s’il elle est élue, de « réguler l’activité, contrôler toute l’économie du pays », sans plus de détails. L’on se souvient qu’en février dernier, la Direction générale des services spéciaux (DGSS) a mis la main sur un groupe de mineurs en possession d’un stock d’or d’un poids total de 763 grammes, estimé à 42 millions de Fcfa à Ndjolé dans la province du Moyen-Ogooué.
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