À quelques semaines de la table ronde des bailleurs organisée en juin au Maroc, le gouvernement centrafricain multiplie les consultations avec les acteurs économiques nationaux. Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota, a réuni la semaine dernière les directeurs généraux de toutes les banques commerciales de la République centrafricaine. L’objectif : engager leur participation à l’événement et définir les mécanismes pour renforcer la mobilisation et l’absorption des financements destinés au PND 2024-2028, le programme phare du président Faustin-Archange Touadéra pour accélérer le développement du pays.
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Aux côtés des dirigeants de la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC), de la Banque populaire maroco-centrafricaine (BPMC), d’ECOBANK et de BGFI Bank, plusieurs pistes de collaboration ont émergé. Il s’agit notamment de mettre en place des mécanismes d’intermédiation bancaire innovants pour faciliter le transfert et la gestion des fonds. « La réussite de cette table ronde dépendra de notre capacité collective à démontrer notre sérieux, notre vision et notre détermination », a souligné Richard Filakota, qui considère l’implication des banques nationales comme un levier essentiel pour la relance économique, le développement du capital humain et l’amélioration de la gouvernance.
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En avril, le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, avait déjà convié les dirigeants de l’Association professionnelle des établissements de crédit de Centrafrique (APECCA) pour examiner les défis et opportunités auxquels le secteur bancaire doit faire face dans le contexte économique actuel.
Selon Bloomberg (avril 2024), le réseau bancaire centrafricain — quatre banques et 19 guichets au 31 décembre 2022 — reste concentré à Bangui, en raison de l’insécurité dans les autres régions. Le taux de bancarisation national était de 7% en 2021, contre 22% en moyenne dans la zone CEMAC. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) note par ailleurs que la Centrafrique, avec seulement 1,05 % de parts de marché, est le dernier pays de la CEMAC pour le volume de crédits accordés. Le gouvernement entend ainsi bousculer un système bancaire réputé pour sa frilosité à prêter à l’économie réelle.
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