Au terme d’une mission d’assistance technique conjointement menée à Bangui du 12 au 16 mai 2025 par le FMI et la Banque mondiale, la République Centrafricaine (RCA) a officiellement installé un nouveau portail appelé « Page nationale récapitulative des données (PNRD) », selon un communiqué diffusé le 19 mai dernier par le FMI. En intégrant cette réforme, le pays de Faustin Archange Touadera s’arrime ainsi au Système général de diffusion des données (SGDD-a), devenant le 33e pays en Afrique (dont le Cameroun en 2016) et le 75e à l'échelle mondiale se servant de ce dispositif pour diffuser les données normalisées. « Le SGDD-a constitue le premier niveau des initiatives du FMI en matière de normalisation des données, qui favorisent la transparence en tant que bien public mondial et encouragent les pays à publier volontairement et en temps voulu les données nécessaires au suivi et à l’analyse des résultats économiques », rassure l’institution de Bretton Woods.
À en croire le Fonds monétaire international, le principal avantage de la Page Nationale Récapitulative des Données (PNRD) est qu'elle permet de publier différentes données macroéconomiques compilées par plusieurs organismes de statistiques sur un portail unique. Cette plateforme devrait fournir un accès facile et centralisé à des informations économiques cruciales pour diverses parties prenantes, notamment : les décideurs politiques nationaux, les opérateurs économiques, les investisseurs étrangers et les agences de notation. Les données accessibles sur la PNRD comprennent : les prix, les opérations des administrations publiques, la dette, le secteur monétaire et financier, le secteur extérieur, etc.
Les implications
Le Système général de diffusion des données (SGDD-a) a été créé en 1997 par le FMI dans le but d’aider les pays adhérents à améliorer la transparence de leurs statistiques et leur gouvernance grâce à la publication d’informations essentielles et à l’analyse des conditions macroéconomiques. Les pays ayant souscrit au SGDD-a doivent de ce fait répondre à certaines exigences. Ils s’engagent par exemple à utiliser le SGDD-a comme cadre de référence pour établir leurs statistiques, à nommer un coordinateur national, à décrire leurs pratiques d’établissement et de diffusion des statistiques, et leurs plans d’amélioration des données. Notons que l’adoption du SGDD-a en RCA a été soutenue par l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (Icasees), en étroite collaboration avec la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et le gouvernement centrafricain et financée par le Japon pour un montant non divulgué.
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La mise en œuvre de cette réforme témoigne du besoin constant pour ce pays de la Cemac d’améliorer ses données statistiques. La preuve, en septembre 2023, la RCA a été éligible avec le Cameroun et le Tchad, pour un financement d’un montant de 290 millions de dollars US, soit 181,6 milliards de FCFA de la Banque mondiale dans le cadre de la 2e phase du projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca).« Des systèmes de statistiques performants et modernes, générant des données de haute qualité, sont essentiels pour aider à améliorer la qualité de vie et les moyens de subsistance des populations », précisait la Banque mondiale.
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