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Banques et Finance

Secteur bancaire : BGFIBank muscle son modèle de croissance avec un plan stratégique 2026-2030

Le groupe bancaire gabonais a présenté BGFI 2030 (B30), une feuille de route couvrant la période 2026-2030 destinée à accompagner son expansion sur le continent. Le programme s’articule autour de quatre leviers d’efficacité appelés à soutenir la performance et la rentabilité du groupe sur ses marchés historiques et au-delà.

Publiée jeudi 5 février 2026 à 17:07:07Modifiée jeudi 5 février 2026 à 17:07:08Temps de lecture 4 minPar Arthur WANDJI

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BGFIBank ouvre un nouveau cycle de transformation. Le groupe bancaire gabonais lance un nouveau projet d’entreprise 2026-2030, baptisé BGFI 2030 ou B30, avec l’ambition clairement affichée d’entrer dans une nouvelle phase de son développement. Dans un environnement africain marqué par une pression accrue sur les marges, une digitalisation accélérée et un durcissement des exigences réglementaires, la banque assume un virage stratégique fondé sur l’efficacité, la croissance géographique et l’innovation.

« BGFI 2030, c’est une vision : construire un groupe financier africain pour le monde », résume Henri-Claude Oyima, président du groupe, qui revendique une continuité stratégique autant qu’un changement de rythme. Pour la direction, il s’agit moins de rompre avec l’héritage que d’adapter le modèle de la banque à une nouvelle échelle de concurrence. « B30, c’est un idéal : la recherche perpétuelle de l’excellence », insiste le dirigeant, en référence à une culture d’entreprise que le groupe entend préserver tout en la rendant plus performante.

Un projet adossé sur 4 piliers

Le projet repose sur un recentrage méthodique de l’organisation autour de quatre notions d’efficacité : l’efficacité organisationnelle, l’efficacité du capital humain, l’efficacité des ressources et l’efficacité commerciale. Le plan vise à rationaliser les processus internes tout en renforçant la capacité du groupe à capter de nouveaux relais de croissance. L’objectif est clair : améliorer durablement la productivité dans un secteur bancaire africain de plus en plus exposé à la concurrence des fintechs, à la montée en puissance des exigences de conformité et aux attentes croissantes d’une clientèle davantage portée vers les services numériques.

Lire aussi : Offre publique de vente d'actions: pourquoi l’opération de BGFIBank patine

De l’avis d’Henri-Claude Oyima, cette transformation passe par le périmètre géographique. Présent aujourd’hui dans douze pays, BGFIBank entend consolider ses marchés historiques tout en explorant de nouvelles implantations sur le continent. « Nous allons continuer à investir dans nos pays d’implantation et explorer de nouvelles opportunités de croissance dans d’autres pays », affirme l’ancien ministre gabonais des Finances. Une stratégie prudente mais offensive, qui traduit la volonté du groupe d’élargir son empreinte sans diluer son modèle. « Nous avons les moyens nécessaires pour rendre cette ambition possible », promet Henri-Claude Oyima.

La digitalisation constitue l’autre axe du plan. Le groupe annonce la poursuite de ses investissements dans les technologies de l’information et de la communication afin de rendre ses services plus rapides, plus accessibles et mieux adaptés aux attentes de sa clientèle. « Nous allons continuer à investir dans les technologies de l’information et de la communication pour offrir à nos clients des services plus pratiques », souligne le président, qui voit dans l’innovation un levier clé de différenciation.

Amélioration du capital humain

La stratégie humaine n’est pas en reste. Avec plus de 3 000 collaborateurs, BGFIBank fait de la gestion du capital humain un axe structurant de son projet 2030. Le groupe mise sur l’amélioration des processus de recrutement, la formation continue, la mobilité interne et l’évolution des carrières pour soutenir sa croissance, dans un secteur où la bataille des compétences est devenue centrale.

Ce nouveau cycle stratégique s’appuie sur une base financière solide. Au 30 juin 2025, le groupe affiche un total bilan de 6 957 milliards FCFA, en progression de 17% par rapport à fin 2024, et une situation nette de 690 milliards FCFA. Les dépôts de la clientèle atteignent 4 269 milliards FCFA, en hausse de 10%, tandis que les crédits s’élèvent à 3 434 milliards FCFA, traduisant la volonté du groupe de rester un acteur clé du financement des économies locales. La liquidité s’est nettement renforcée, avec une trésorerie nette de 1 300 milliards FCFA, en hausse de 70%. Le produit net bancaire progresse de 24% sur un an pour atteindre 198 milliards FCFA, de même que le résultat net consolidé est ressorti à 56 milliards FCFA, en augmentation de 34% par rapport au premier semestre 2024.

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