Le Cameroun veut rendre son régime d’assurance volontaire plus attractif. Le 12 octobre 2026, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss) a lancé un appel d’offres national pour recruter un cabinet chargé d’étudier l’élargissement des prestations offertes aux travailleurs qui cotisent volontairement à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), le fonds de pension public. Doté de 17 millions de FCFA, l’étude devra être réalisée en 60 jours. Les offres sont attendues jusqu’au 9 novembre.
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L’initiative intervient alors que ce dispositif, conçu pour faire entrer les travailleurs indépendants et ceux du secteur informel dans la sécurité sociale, voit ses nouvelles adhésions ralentir nettement. Selon l’annuaire statistique 2025 de la CNPS, 31 903 personnes s’y sont immatriculées l’an dernier, contre 43 378 en 2024 (– 26,5 %). Malgré cela, le nombre d’assurés volontaires est passé de 306 273 à 325 239 en un an représentant près d’un cinquième des 1,66 million de travailleurs et assurés actifs recensés par la CNPS à fin 2025.Seul hic, seuls 6 339 des 325 239 assurés volontaires payaient effectivement leurs cotisations.
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Introduite pour ouvrir les droits à pension aux personnes exclues de l'affiliation obligatoire, l'assurance volontaire couvre actuellement la vieillesse, l'invalidité et le décès. Les assurés versent des cotisations calculées sur un revenu convenu avec la CNPS, au taux de 8,4 %. En revanche, ce régime ne leur ouvre pas automatiquement l'accès aux prestations familiales ni à la couverture des accidents du travail et des maladies professionnelles prévues dans d'autres branches de la sécurité sociale.
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C’est ce périmètre que le gouvernement veut réexaminer. Le cabinet retenu devra identifier les prestations supplémentaires envisageables, évaluer les populations concernées, chiffrer le coût, proposer des scénarios de financement et préciser les changements législatifs et réglementaires nécessaires. Il devra aussi remettre une feuille de route pour une éventuelle mise en œuvre.







