La Camerounaise, qui fait désormais partie de l’élite de la Société financière internationale [IFC : sigle en anglais], filiale de la Banque et principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents prendra ses nouveaux quartiers à Lagos au Nigeria d’où elle couvrira la zone Afrique centrale et Afrique occidentale anglophone.
Diplômée de l’Ecole supérieure de commerce Audencia à Nantes en France, spécialiste en management et titulaire d'un MBA de la Fisher College of Business (Ohio State University) aux États-Unis, Claude Owona Ekoto possède un solide parcours dans le secteur bancaire. Elle a notamment travaillé pour de groupes bancaires comme HSBC et la Société Générale, où elle a occupé le poste de Directrice générale adjointe au Burkina Faso, avant de rejoindre l’IFC.
Depuis 2023, elle officiait comme responsable régionale des Institutions financières pour l’Afrique de l’Ouest. Selon l’IFC, elle avait pour missions de se concentrer sur les facteurs clés de la création d’emplois en Afrique, notamment en améliorant l’accès au financement pour les MPME, les femmes entrepreneurs, les chaînes de valeur agricoles et les logements abordables en Afrique de l’Ouest.
L'IFC a salué ses réalisations, soulignant qu'elle a construit un solide historique en dirigeant le travail d’investissement de l’institution, qui l’emploie auprès des institutions financières, approfondissant les relations clients et développant la finance PME, l’agro-finance et la finance de genre, tout en pionnier des transactions sur les marchés de capitaux locaux.
Selon la Société financière internationale, dans ses nouvelles fonctions, elle travaillera aux côtés d’institutions financières et des partenaires à travers la région pour élargir l’accès au financement pour les entreprises, agriculteurs et entrepreneurs qui stimulent la croissance et créent des emplois.
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Cette nomination intervient dans un contexte de fortes contraintes de financement pour les entreprises locales. En Afrique subsaharienne, les prêts bancaires alloués aux PME ne représentent que 5 % à 20 % du portefeuille des banques selon la Banque mondiale. D’après la même source, le déficit de crédit pour les MPME au Nigéria est estimé par la SFI à 13 000 milliards de nairas soit plus de 32 milliards de dollars tandis qu’en zone CEMAC, plus de 60 % des PME ayant besoin de financement renoncent à demander un crédit, découragées par des taux d'intérêt élevés et des exigences de garanties physiques dépassant souvent 150 % de la valeur du prêt.

