La Société financière internationale (IFC) prévoit d’approuver le 17 décembre un dispositif innovant de 120 millions de dollars (environ 68 milliards FCFA) en faveur du groupe de microfinance Baobab, afin de stimuler l’accès au crédit des agriculteurs et des petites entreprises dans six pays africains, selon des documents consultés par EcoMatin.
Bras financier du groupe Banque mondiale dédié au secteur privé, l’IFC envisage de mettre en place deux mécanismes de partage des risques non financés couvrant les filiales de Baobab au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en RDC, à Madagascar, au Mali et au Sénégal. Le projet, encore soumis à l’approbation finale du conseil d’administration, constituerait l’une des plus importantes opérations régionales de garantie jamais réalisées pour une institution de microfinance en Afrique.
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Le premier instrument, un Fonds de soutien agricole pouvant atteindre 70 millions USD, permettra à l’IFC de garantir jusqu’à 70 % d’un portefeuille consolidé de prêts aux petits exploitants agricoles, coopératives, PME rurales et intermédiaires de la chaîne de valeur, soit une exposition totale potentielle pouvant atteindre 100 millions USD. Le second mécanisme, un Fonds de soutien aux PME de 50 millions USD, couvrira 50 % d’un portefeuille agrégé de prêts aux petites et moyennes entreprises, pour une exposition maximum équivalente.
Selon la note de présentation du projet consultée par EcoMatin, ces dispositifs, présentés comme les premières structures régionales de ce type pour des institutions de microfinance sur le continent, seront appuyés par un programme de conseil de l’IFC axé sur le financement agricole et les solutions sensibles au genre, en lien avec l’initiative Africa Agriculture Accelerator Program (AAAP).
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Le groupe Baobab, fondé en 2005 et actif dans sept pays africains, sert plus de 551 000 clients et compte parmi ses actionnaires AXA (34,3 %), la BEI (15,3 %), Apis Partners, GOJO & Company et l’Institut norvégien de microfinance.
Selon l’IFC, le projet doit accélérer la croissance du portefeuille PME du groupe d’ici 2029 et améliorer significativement le financement des entreprises agricoles, notamment celles dirigées par des femmes. L’institution estime également que cette opération pourrait démontrer la viabilité commerciale des prêts agricoles à grande échelle et soutenir la formalisation de milliers de micro et petites entreprises rurales.



