(AFP) La banque française Société Générale prévoit de supprimer 1 800 emplois en France d’ici fin 2027 dans le cadre de mesures de restructuration, a-t-elle annoncé jeudi, précisant qu’il n’y aurait pas de licenciements forcés. La troisième banque française, qui emploie quelque 40 000 personnes en France, a indiqué que les suppressions de postes se feraient par « départs naturels » et « mobilité interne » dans le cadre de son plan de restructuration visant à réduire ses coûts et à renforcer sa situation financière.
Les suppressions de postes, qui devaient être annoncées officiellement aux représentants du personnel plus tard dans la journée de jeudi, concernent « plusieurs activités et fonctions essentielles au siège social, ainsi que l'organisation régionale de la banque de détail », a déclaré la banque. « Le réseau d'agences n'est pas affecté », a-t-il ajouté.
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Le syndicat CGT, qui avait dévoilé les grandes lignes du plan mercredi, a dénoncé ce qu'il a qualifié de « fait accompli ». « Pour la direction, le taux de roulement naturel de cinq pour cent (qui inclut les départs volontaires et les retraites) et le faible nombre de postes vacants font qu'il n'y a pas besoin des mesures de soutien que nous avons observées jusqu'à présent », telles que les départs volontaires ou les redéploiements volontaires, a déploré le syndicat.
En février 2024, la banque avait déjà annoncé la suppression de quelque 900 postes à son siège social, sans aucun départ forcé, soit cinq pour cent des effectifs du siège, dans le cadre d'un vaste plan de réduction des coûts lancé par le nouveau PDG, Slawomir Krupa. Les représentants des employés doivent approuver le plan lors d'une réunion plénière spéciale en avril.
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Parallèlement à ces ajustements en France, Société Générale a amorcé ces dernières années un plan de retrait progressif de plusieurs marchés africains, dans le cadre d’un recentrage stratégique sur ses activités jugées les plus rentables. Le groupe a cédé ou engagé la cession de filiales dans plusieurs pays, notamment au Burkina Faso, au Cameroun, au Congo, en Guinée équatoriale, au Tchad, en Mauritanie ou encore au Mozambique, réduisant significativement son empreinte historique sur le continent.
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