Lancé le 27 octobre 2023 à Yaoundé, le programme Start-Up 237 a été clôturé le 13 octobre 2026, au terme de trois années d'accompagnement des jeunes entreprises camerounaises. Mis en œuvre avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), il était doté par la France d'un budget de 2 millions d'euros, soit un peu plus de 1,3 milliard FCFA, pour renforcer l'entrepreneuriat des jeunes, leur employabilité et leur accès aux ressources nécessaires au développement de leurs activités.
La cérémonie de clôture s'est tenue ce mardi dans le hall de la Résidence de l'ambassade de France à Yaoundé, en présence de l'ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier, du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Économie sociale et de l'Artisanat, Achille Bassilekin III, de la ministre de la Recherche Scientifique et de l'Innovation, Madeleine Tchuente, et du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona. À l'heure du bilan, l'initiative met en avant les équipements fournis, l'accompagnement technique et les premiers résultats enregistrés par plusieurs bénéficiaires.
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Selon l'ambassadeur, la moitié de l'enveloppe a été consacrée directement à l'appui matériel et financier des entreprises. Le reste a financé 46 mentors nationaux et internationaux, 3 000 séances de coaching et la constitution d'une plateforme réunissant 18 incubateurs camerounais. « Ce n'est pas le plus doté de tous les projets sur lesquels nous avons travaillé, mais c'est déjà quelque chose de substantiel qui a vraiment produit des effets », a souligné Sylvain Riquier dans son allocution de circonstance.
Le diplomate a indiqué que les 100 entreprises accompagnées étaient toujours en activité au terme des trois années du programme. Un premier résultat dont la portée devra être appréciée dans la durée, notamment au regard de leur capacité à développer leurs marchés, à créer des emplois et à attirer de nouveaux financements. « Une start-up ne peut pas durablement dépendre d'un projet de coopération », a-t-il rappelé. Pour lui, l'enjeu dépasse le financement initial. « Un partenariat moderne ne peut pas seulement consister à financer ponctuellement des projets. Il doit permettre de créer des capacités, de transmettre des compétences, de constituer des réseaux qui continuent à produire leurs effets lorsque le financement initial s'achève », soutient-il.
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Les bénéficiaires illustrent la diversité des initiatives soutenues. Dans les services financiers numériques, Katika Web3, portée par le jeune entrepreneur Ricardo Konlack, développe des solutions de paiement et de transferts internationaux. Elle a bénéficié d'un appui matériel (ordinateurs, smartphones, imprimante multifonction, kit Starlink, etc.) et financier, dont une enveloppe de 500 000 FCFA, ainsi que d'une participation sponsorisée à Promote 2026, qui lui a ouvert de nouveaux marchés. « Grâce au programme Startup 237, nous avons acquis de nouveaux équipements ; nous avons pu participer à des foras entrepreneuriaux comme celui de Nairobi et surtout Promote 2026 où nous avons pu capter plus de 400 nouveaux utilisateurs », témoigne le promoteur. À ce jour, la start-up revendique plus de 1 350 utilisateurs, 600 000 dollars de transactions et environ 3 000 dollars de revenus mensuels.
À Mora, dans l'Extrême-Nord, l'Association des jeunes et femmes de Mora (AJEFMO) a reçu des équipements destinés à renforcer ses activités de couture, de broderie et de maroquinerie. À Bafoussam, Sustainable Building Company and Local Materials Solutions Providers (SBC & LMSP), spécialisée dans la fabrication de briques de terre, indique avoir fait passer sa production mensuelle moyenne de 10 000 à 18 000 unités grâce, notamment, à de nouveaux équipements. La clôture de Start-Up 237 marque ainsi la fin de l'accompagnement institutionnel prévu et ouvre une nouvelle étape pour les entreprises bénéficiaires, désormais appelées à consolider leur modèle.
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