L’on assiste peut-on à l’épilogue de ce qu’on peut désormais qualifier « affaire Foberd Gabon ». Il s’agit de cette entreprise camerounaise basée au Gabon qui a vu ses portes fermées et ses employés jetés en prison le 5 décembre dernier, pour commercialisation de produits impropres à la consommation. Face à cette situation, EcoMatin apprend que certaines entités du groupe dont reprendre du service et les employés embastillés ont recouvré la liberté, grâce à l’intervention directe de l’ambassade du Cameroun au Gabon. Ceci sur « instructions » de la présidence de la République camerounaise.
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En effet, apprend-on de source fiable, Edith Félicie Nga Eto Zam, l’ambassadrice du Cameroun, a sollicité une audience auprès de Régis Onanga Ndiaye, le ministre gabonais des Affaires étrangères, le 9 décembre dernier. Au cours de leur échange, renseignent des sources, la diplomate camerounaise a exprimé son mécontentement face « aux différentes actions et exactions menées par la direction générale des services spéciaux (DGSS) vis-à-vis du groupe Foberd ». Toujours au cours de cette audience, elle a souligné le caractère abusif de ces arrestations effectuées « dans un cadre illégal » compte tenu des accusations portées et qui ne conduisent pas forcément aux voies de fait dont les éléments de la DGSS ont fait preuve.
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Pour sa défense, le ministre gabonais des Affaires Étrangères a déclaré n’avoir été informé au préalable de cette situation mais, qu’il s’est retrouvé devant un fait accompli. Néanmoins, après l’exigence de la libération des cadres du groupe Foberd, le membre du gouvernement a promis de procéder à une résolution apaisée et tempérée. Au sortir de cet échange l’ambassadeur du Cameroun a obtenu la mise en liberté des 13 dirigeants de cette société, ainsi que la réouverture de certaines branches de la multinationale.
Reprise partielle du service
Dans ce sens, la direction générale de Foberd a signé, le 13 décembre dernier une note d’information portant reprise des activités au sein des entités du groupe Foberd Gabon. « Nous vous informons par la présente de la reprise du travail dès le lundi 16 décembre 2024 à partir de 8 heures 30 minutes dans les entités ci-après : les Acieries du Gabon ; GIM Gabon ; GabGabon Environnement Service ; Sogamatec ; Sotrasgab », lit-on. Le même document poursuit : « En ce qui concerne Sofavin, département Vin et BCM ; Sofavin Département boissons gazeuses et Foberd Gabon, nous informerons en temps opportun de la date de reprise des activités ».
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Dans le détail, le groupe Foberd Gabon est accusé de: commercialisation des produits avariés des intrants périmés pour la production des produits coca-cola. Mais, cette accusation est réfutée par le Coordonnateur général du groupe, Mesmin Sigha. Ce dernier rétorque que, la société ne commercialise pas les produits avariés. A l’en croire, les intrants et produits périmés découverts dans les entrepôts étaient déjà mis hors des rayons et restaient en attente de destruction. Plus, concernant les intrants périmés dans la production des produits Coca-Cola, bien que la date soit dépassée, la société a reçu une autorisation de la compagnie Coca-Cola maison-mère, l’extension de cette date selon la réglementation internationale.
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En outre, Foberd est accusé de licenciement abusifs et disparité des salaires entre les employés avec une préférence pour les Camerounais. Sans oublier, l’absence de Gabonais dans l’équipe managériale de l’entreprise. Sur ce point les agents de la DGSS ont relevé que toute la chaine managériale de la société Foberd est constituée de Camerounais ; ce qui constitue une grande frustration pour les employés gabonais.

