elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Arbitrage d’affaires : 82,2% d'avocats africains sans siège au sein des instances internationales

D'après une enquête menée par la School of Oriental and African Studies de l'Université de Londres, ces juristes africains sont victimes de préjugés, ou ne bénéficient pas de désignation par les États ou les grandes entreprises africaines. La question était au centre d'une session de formation pour praticiens en arbitrage international venus du Gabon, du Mali, de Côte d’Ivoire et du Cameroun, organisée par le Centre de Médiation et d'arbitrage du Gicam et la SOAS de Londres, ce 8 juin 2022.

Publiée samedi 18 juin 2022 à 15:10:04Modifiée samedi 18 juin 2022 à 15:10:08Temps de lecture 4 minPar EcoMatin

FB_IMG_16555560347070524
Les arbitres africains réunis à Douala

La situation préoccupe les professionnels africains de l'arbitrage des litiges nés des contrats entre partenaires. Ces derniers estiment ne pas être suffisamment pris en compte sur le plan international. Me Marie- Andrée Ngwe, Présidente du Comité Permanent du Gicam et Présidente du Cmag du Gicam (Centre de médiation et d'arbitrage du Gicam) évoque les statistiques du Cirdi de Washington et de la Cci de Paris qui démontrent à suffisance, la faible représentation des juristes arbitres africains dans le contentieux international. Le Cirdi est la principale institution au monde dédiée au règlement des différends relatifs aux investissements internationaux, alors que la Cour internationale d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris (CCI) supervise la résolution des litiges internationaux.

Une Enquête SOAS sur l'arbitrage en Afrique dont les résultats ont été rendus publics récemment par le Pr. Emilia Onyema confirme la tendance de sous-représentation des arbitres africains dans les grands contentieux internationaux. «La situation n'a pas beaucoup changé, pourtant nos juristes sont désormais bien formés pour connaître de l'arbitrage international. Une bonne partie du contentieux de l'arbitrage international est d'origine africaine parce que ce sont nos États ou investisseurs qui ont passé des contrats dans le domaine des mines, de l'énergie et des travaux publics. Bon nombre de personnes dont le Pr. Onyema ont posé la question de savoir, qui traitent ces affaires comme arbitres et conseils, et on a constaté qu'il y'a très peu d'africains», explique Me. Marie-Andrée Ngwe.

Lire aussi : Affaire DIT/PAD : encore 2 cartes à jouer pour le PAD

Africains peu formés

Selon cette enquête, 82,2% des avocats africains n'ont pas siégé en tant qu'arbitre dans un arbitrage international, et 58% n'ont pas siégé comme arbitre dans un arbitrage interne. Au cours de la même période, 59,2% des répondants ne sont pas intervenus comme avocats dans un arbitrage international et 40,3% des répondants ne sont pas intervenus en qualité d'avocats dans un arbitrage interne. En somme, 74,3% des praticiens africains de l’arbitrage soutiennent que leur participation à l’arbitrage international est insignifiante.

« On dit qu'il y'a peu d'africains formés, maintenant, ils le sont. Il faut juste les nommer. La plupart des grandes institutions internationales comme le Cirdi ou la Cci incluent désormais dans leurs statistiques l'origine des arbitres pour voir si l'Afrique est représentée. Il y’a encore des efforts à faire. La nomination des conseils et pour cela, la plupart des États qui se retrouvent en arbitrage aient confiance dans les conseils africains, et qu'ils les nomment dans un premier temps comme co-conseils auprès des grands cabinets internationaux », a ajouté Me. Marie-Andrée Ngwe.

Lire aussi : Contentieux : Gaz du Cameroun condamné à payer 7,4 milliards à l’américain RSM Corporation

Légère avancée

Trois principales raisons peuvent expliquer la sous- représentation des arbitres africains dans l'arbitrage international, selon le Pr. Emilia Onyema. Il s'agit de la mauvaise perception des praticiens de l'arbitrage en Afrique (par leurs collègues étrangers) comme manquant d'expertise et d'expérience, des préjugés des autorités de nomination en faveur d’avocats ou d’arbitres étrangers, et l'absence de désignation de praticiens africains par les africains eux-mêmes. « Les praticiens africains de l'arbitrage ont plus d'expérience en matière d'arbitrage interne que d’arbitrage international », affirme la juriste nigériane.

Toutefois, quelques grands juristes africains émergent sur la scène internationale concernant l'arbitrage : les camerounais Dr. Gaston Kenfack Djouani, Me. Marie Andrée Ngwe et le Pr.Titanye.., le Pr. Mamadou Konaté du Mali, le Pr. Emilia Onyema du Nigeria, ou le Pr. Walid Ben Hamida de la Tunisie.

Malgré cette légère avancée, 41,1% des juristes africains ont siégé comme arbitre pour au moins un différend en matière interne, 17,8% seulement ont siégé comme arbitre dans au moins un arbitrage international, et 64,4% dans au moins un arbitrage interne, et 40,8% sont intervenus en qualité de conseil (ou co-conseil) dans au moins un arbitrage international. La formation en arbitrage international de Douala était organisée par la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres (SOAS), supervisée par le Pr. Emilia Onyema, avec le soutien de la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF).

Jean Omer Eyango

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Arbitrage d’affaires : 82,2% d'avocats africains sans siège au sein des instances internationales
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

EpremiumBRTPolitiques PubliquesTransport urbain : le BRT de Yaoundé relancé avec 1,5 milliard FCFA de recettes visé dès la première année d’activitéAnnoncé depuis 2019, le projet TransYaoundé revient sur le devant de la scène avec un calendrier désormais prévisionnelle modifié. il y a 21 minutesWhatsApp Image 2026-09-24 at 11.54.02Politiques PubliquesCameroun : le gouvernement menace de suspendre les opérateurs qui alimentent la pénurie de gaz domestiqueFace à des pénuries qui durent depuis plus d'un mois, le gouvernement impose une série de mesures aux distributeurs, importateurs et à la SCDP.il y a 3 heuresEpremiumCAMEROON-POLITICS-NGUTEPolitiques PubliquesCameroun : l’État prépare déguerpissements et indemnisations autour de cinq aéroportsYaoundé veut reprendre le contrôle des emprises foncières de Yaoundé-Nsimalen, Douala, Garoua, Maroua-Salak et Koutaba, confrontées à des occupations irrégulières. Le gouvernement prépare leur délimitation, des déguerpissements et des indemnisations des occupants.​il y a 4 heuresEpremiumWhatsApp Image 2026-09-23 at 18.19.58Politiques PubliquesCameroun : un financement supplémentaire pour la phase 1 de l'autoroute Yaoundé-NsimalenLa Maetur veut sécuriser l'autoroute de 11,8 km contre les intrusions de piétons ou d'animaux sur la chaussée.il y a 20 heuresEpremiumLe pays peut encore compter sur la Diaspora, pour réduire ce gouffrePolitiques PubliquesAfrique centrale : le Cameroun et la RDC concentreraient 72% du déficit de financement prévu d'ici 2030, selon la BADPour combler ce manque, l'institution panafricaine recommande de mobiliser de nouveaux leviers de financement, au premier rang desquels les obligations à la diaspora.il y a 22 heuresEpremiumWhatsApp Image 2026-09-23 at 14.58.27Politiques PubliquesSouveraineté avicole : face aux États-Unis à l'OMC, le Gabon s'inspire du Sénégal et du CamerounLe ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement rural du Gabon, éclaire la riposte de Libreville face à l'interpellation des États-Unis devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) au sujet de l'interdiction des importations de poulet de chair programmée pour 2027. il y a 1 jour
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Cameroun : Albert Nkemla cède la présidence de CCA Bank Cameroun à Paul Essimi Ngonoil y a 5 jours2Centrafrique : en quatre mois, Starlink rafle 70 % du marché de l'Internet fixe sans fil mais reste loin derrière en revenusil y a 2 jours3Rachat de Sosucam : le kenyan Kipchimchim se positionne avec l’appui d’Afriland First Bankil y a 2 jours4Titres publics : le Congo emprunte 19 milliards FCFA avec des rendements allant jusqu’à 10 %il y a 5 jours5Cameroun : 215 agents du ministère des Finances soupçonnés d’avoir perçu des rappels de salaires en doubleil y a 1 semaine6Perenco rappelle Julien Gras au Cameroun pour piloter ses activités pétrolières et gazièresil y a 6 jours7Gabon : pourquoi Oil India abandonne son permis pétrolier malgré une découverte de brutil y a 5 jours8Agroindustrie: Boissons du Cameroun, première filiale africaine de Castel avec 483 milliards FCFA de chiffre d'affaires en 2025il y a 1 jour9Cameroun : le prince Albert II de Monaco annoncé à Yaoundéil y a 6 jours10Dépendance énergétique : la BAD appelle la CEMAC et la RDC à construire une méga-raffinerie communeil y a 22 heures
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

nsia-19-09-2026
App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.