Le Cameroun a mobilisé 1 967,1 milliards de FCFA entre 2020 et 2024 pour financer des programmes routiers intégrateurs en zone Cemac. Ces fonds concernent notamment le projet de facilitation des transports et le projet multimodal Cameroun, selon le ministre des Travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi.
Ainsi, parmi les projets intégrateurs déjà réalisés, le membre du gouvernement vante la livraison du tronçon Sangmélima-Djoum-Mintom-Lelé-Tam, qui ouvre vers le Congo-Brazzaville. C’est aussi le cas du tronçon Batchenga-Yoko-Lena-Tibati, reliant les régions du Centre et de l’Adamaoua. Ce projet a coûté environ 163,68 millions d’euros, soit 107,3 milliards de FCFA. D’autres infrastructures sont en cours, comme la route Ngaoundéré-Garoua (242 milliards FCFA) et le linéaire Tchakamari-Kousseri (183 km). Ou encore la Cross River, reliant le Cameroun au Nigéria, financée à hauteur de 21 milliards FCFA par la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Union Européenne (UE).
Plusieurs projets en hibernation
Si des projets routiers évoluent plus ou moins à un rythme considérable, tel n’est pas le cas pour ceux relevant du transport multimodal inscrit le plan de développement des infrastructures de la Stratégie nationale de développement (SND 30). Selon le ministre des Travaux publics, trois projets majeurs attendent toujours des financements. Parmi eux, l’aménagement d’une plateforme multimodale incluant un port sec à Ngaoundéré. Ce projet a été annoncé en 1974 lors de l’inauguration du Transcamerounais (chemin de fer Douala-Ngaoundéré). Cinquante ans plus tard, aucune avancée concrète n’est visible. Pourtant, un site de 200 hectares, situé à 13 km de Ngaoundéré, a été déclaré d’utilité publique en janvier 2022. En août 2023, un appel d’offres a été lancé pour sélectionner des cabinets d’étude.
D’autres infrastructures attendues incluent une voie de contournement de Douala avec un troisième pont sur le Wouri et une plateforme multimodale à Edéa (région du Littoral) qui entend désengorger le Port autonome de Douala (PAD) ainsi que le Port autonome de Kribi (PAK) assortie d’une nouvelle voie de contournement.
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Pour rappel, le projet de facilitation des transports et de transit en zone Cemac et le projet multimodal Cameroun sont axés sur les projets routiers, la construction des infrastructures socio-économiques. Il vise l’amélioration du trafic, plus précisément les échanges commerciaux entre le Cameroun et les pays voisins (Nigéria, Gabon, RCA, Guinée Equatoriale, Congo et Tchad). La Banque mondiale, la BAD, la Banque islamique développement (BID), l'Agence française développement sont les principaux bailleurs de fonds du Cameroun du pays.
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