Le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a reçu mardi en audience Olivier Bordais, dirigeant de la société française SAS Manta, venue faire le point sur la construction de la chocolaterie "Chocolat Rouge" à Obala (Centre). Selon l’industriel, l’usine d’un milliard FCFA devrait être opérationnelle en janvier 2026. « Tout avance bien. Je pense qu’on va ouvrir les premières pistes du chocolat Made in Cameroun en janvier 2026 », a indiqué Olivier Bordais, confirmant le respect du calendrier fixé lors du lancement officiel du chantier en juin 2024. Le projet, qui vise à produire du chocolat haut de gamme "Made in Cameroon", s’accompagne d’initiatives sociales locales, dont un partenariat avec le lycée technique d’Obala et la réhabilitation d’écoles et de points d’eau.
De plus selon le Mincommerce, la chocolaterie ambitionne non seulement de valoriser la transformation locale mais aussi de conquérir le marché international. « La première expédition de conteneurs vers l’Europe est prévue dès février 2026, sous réserve de l’obtention des certifications exigées par l’Union Européenne », peut-on lire dans ladite note. Face aux difficultés administratives soulevées par SAS Manta, le ministre du Commerce a promis des solutions rapides auprès des administrations compétentes.
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Au-delà de ses promesses, ce projet met toutefois en lumière les limites structurelles de la filière cacao au Cameroun. Alors que le pays vise à devenir un acteur africain majeur de la transformation, la production nationale reste confrontée à des problèmes de rendement, de traçabilité et surtout à la menace croissante de la pourriture noire des cabosses, particulièrement dans le Sud-Ouest depuis quelques semaines. Cette maladie cryptogamique pourrait contribuer à réduire significativement les volumes de production et peser sur la qualité des fèves.

