En marge de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a multiplié, le 9 août à Yokohama, les rencontres bilatérales destinées à attirer de nouveaux investisseurs en Centrafrique. Parmi elles, un échange jugé « fructueux » avec Yuji Hoshina, PDG de COLDFALL Japan Corporation, a ouvert la voie à un projet majeur dans le domaine du recyclage et de la transformation des déchets plastiques. L’entreprise japonaise, spécialisée dans l’éco-environnement, a exprimé sa volonté de s’implanter en Centrafrique afin de recycler des déchets tels que pneus usés, emballages plastiques et autres matières à base de carbone. Selon son dirigeant, les dérivés issus de cette transformation pourront être convertis en produits à forte valeur ajoutée : énergie, gaz naturel, huile diesel, ou encore carbone industriel. Le tout avec une technologie à faibles émissions de CO₂.
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Pour Bangui, cet intérêt est une réponse directe à un défi grandissant. Dans la capitale centrafricaine, les déchets plastiques représentent près de 70 % des ordures ménagères, encombrant les rues et les cours d’eau, et accentuant les risques sanitaires et environnementaux. L’absence de filière industrielle de recyclage fait de cette pollution une véritable bombe écologique à retardement. L’arrivée potentielle de COLDFALL Japan s’inscrirait donc dans une dynamique double : réduire l’empreinte écologique tout en créant de nouvelles opportunités économiques. Le recyclage industriel pourrait en effet générer des emplois verts, valoriser des matières aujourd’hui inutilisées et contribuer à diversifier l’économie nationale. Au-delà de la question environnementale, la rencontre Touadéra–Hoshina a également porté sur la technologie, l’action humanitaire et un important don annoncé par la société japonaise, dont la nature reste pour l’heure confidentielle.
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Pour le président Touadéra, qui a plaidé à la tribune de la TICAD9 pour des « transformations structurelles durables plutôt que des appuis ponctuels », cet engagement illustre l’attractivité retrouvée de la Centrafrique. La stabilité politique et l’amélioration du climat des affaires commencent en effet à convaincre des partenaires étrangers de miser sur le pays. Si ce projet venait à se concrétiser, la République centrafricaine pourrait devenir un pionnier régional dans le recyclage des plastiques et l’économie circulaire, contribuant ainsi à un développement à la fois durable et innovant.
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