Au Congo, le gouvernement a rejeté, mardi 27 janvier 2026, toute implication du président Denis Sassou Nguesso dans l’affaire PetroNor. Soit un jour après que la police financière norvégienne a annoncé l’inculpation de deux ressortissants norvégiens pour corruption liée à l’attribution de licences pétrolières offshore. L’exécutif a dénoncé des interprétations médiatiques ciblées. « Le Gouvernement dénonce avec fermeté certaines interprétations, allusions, extrapolations ou raccourcis médiatiques qui tentent de porter atteinte à l’honneur, à la dignité et à la réputation du Chef de l’État et de son entourage, sans qu’aucun fondement juridique établi ne les étaye », précise un communiqué officiel.
Brazzaville rappelle que « le Président de la République et les membres de son entourage ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire, d’aucune mise en examen ni d’aucune décision de justice ». Selon les autorités norvégiennes, les faits concernent le versement présumé d’environ 25 millions de dollars (environ 14 milliards FCFA) de commissions au président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso et à sa famille lors de l’octroi, en 2016, d’une licence pétrolière offshore. L’enquête, enclenchée en 2021, vise Hemla Africa Holding, filiale du groupe norvégien PetroNor E&P, ainsi que deux anciens dirigeants. Les autorités congolaises soulignent que ces procédures relèvent exclusivement de juridictions étrangères et portent sur les pratiques internes d’entreprises privées.
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Intervenant par ailleurs sur les antennes de RFI, le porte-parole du gouvernement a évoqué « une campagne de sabotage enclenchée contre le chef de l’État congolais à l’approche de l’élection présidentielle prévue d’ici fin 2026 ». L’exécutif réaffirme son attachement à la transparence et à la coopération judiciaire, tout en appelant à « la responsabilité et au respect des principes fondamentaux du droit » dans le traitement de ce dossier.
En République du Congo, troisième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne avec environ 268 000 barils par jour en 2025, ce dossier intervient dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires internationales liées au secteur pétrolier. En 2017, plusieurs membres de la famille de Denis Sassou Nguesso ont fait l’objet d’enquêtes pour blanchiment d’argent en France, dont son fils Denis Christel et sa fille Julienne, inculpés pour des propriétés de luxe achetées avec des fonds publics présumés détournés.
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