La Banque islamique de développement (BID) va octroyer un prêt de 139,2 milliards FCFA (212,35 millions d’euros) au Cameroun pour les travaux de reconstruction de la Nationale n°5 Douala-Bafoussam. C’est l’une des résolutions actées le 19 mai 2025 lors du Conseil d’administration de cette institution multilatérale de développement. « L’approbation par le Conseil des administrateurs de la Banque islamique de développement va permettre au Cameroun de bénéficier d’une participation de 212,35 millions d’euros à titre de prêt et de mobiliser dans son budget d’investissement public à partir de l’exercice 2026, une enveloppe de 17,58 milliards », renseignent les services du ministère des Travaux publics (Mintp).
Avec ce financement, la BID apporte 92,3% du financement total du projet évalué à 150, milliards FCFA (229,93 millions d’euros). La fiche technique du projet prévoit la rénovation de près de 200 KM de routes repartis en cinq lots : Bekoko-Loum (50,8 km), Loum-Nkongsamba (49,3 km), Nkongsamba-Pont du Nkam (46,5 km), Pont du Nkam-Bafang (27,9 km) et Bafang-Bandja-Bandjoun (43,3 km). À cela s’ajoute le bitumage de la route Bafang-Nkondjock et l’aménagement de plusieurs routes communales.
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Rappelons que le 10 octobre 2024 le ministre des Travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi s’est entretenu avec une mission de la BID conduite par Alagi Basiru Gaye, chef d’équipe des opérations sur ce tronçon routier. Au sortir des échanges, il avait été annoncé que le projet allait passer en conseil d’administration au 1er trimestre 2025. Cet échange avec le chef de ce département ministériel fait suite à une descente sur le terrain de la mission de la BAD, le 7 octobre 2024.
Bien que la majeure partie du financement nécessaire du projet soit déjà mobilisée, il faudra attendre encore un peu pour le lancement effectif des travaux sur le terrain. «De manière précise, pour voir les travaux de reconstruction de cet important axe démarrer, quelques contraintes doivent encore être levées, notamment la poursuite de la maturation avec l’obtention de tous les visas, la signature du décret d’habilitation et les actions d’acquisitions anticipées entre autres », explique ce département ministériel.
La réhabilitation de la Nationale n° 5 vise à fluidifier le trafic entre la capitale économique du Cameroun et l’Ouest, jusqu’à présent ralenti par l’état dégradé de la chaussée. En octobre 2024, Célestin Tawamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun, alertait déjà sur les surcoûts subis par les entreprises : retards dans la distribution, usure prématurée des véhicules et surconsommation de carburant, autant de facteurs alimentant la pression inflationniste, rappelait-il devant le ministère.
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