Le maire de la ville de Douala, Roger Mbassa Ndine, vient de relancer le projet de Bus Rapid Transit (BRT) à travers la publication de deux avis d'appels à manifestation d’intérêt. Ce projet, porté dans le cadre du Programme de mobilité urbaine de Douala (PMUD), vise à moderniser le transport public dans la capitale économique. Lancé en 2014, il devait initialement démarrer en 2022.
Le premier appel à manifestation concerne le recrutement d’un assistant à maîtrise d’ouvrage, chargé d’accompagner la Communauté urbaine de Douala (CUD) dans la préparation, la gestion et le suivi contractuel du projet, ainsi que dans le management des risques et la mise en œuvre des mesures environnementales et sociales. Le second vise à actualiser le Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet, initialement élaboré en 2021.
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En parallèle, une séance de consultation préliminaire est annoncée pour le 24 juillet prochain. Elle réunira entreprises publiques, privées, prestataires et fournisseurs impliqués dans la construction d’infrastructures de transport. La CUD précise néanmoins qu’il ne s’agit pas du démarrage officiel des procédures de passation de marchés.
5 ans supplémentaires
À la lumière des documents consultés par EcoMatin, il ressort que la réalisation du BRT pourrait ne pas voir le jour avant 2030. La révision du PAR est prévue jusqu’au début de l’année 2026. Quant aux prestations de l’assistant à maîtrise d’ouvrage, elles pourraient durer jusqu’à 46 mois, soit près de 4 ans.
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Pourtant, le lancement du projet était annoncé comme « imminent » par des sources autorisées au sein de la CUD après la signature de l’accord de financement de 261 milliards FCFA, avec la Banque mondiale, en juillet 2024. Soutenant que le tracé de l’infrastructure avait déjà été réalisé, le travail préparatoire portant sur les évaluations des biens impactés déjà fait et les personnes à indemniser connues. « Pour le projet BRT, nous sommes presqu'à la phase terminale. Nous attendons le décret d’indemnisation qui donnera le top », indiquait à cet effet, Roger Mbassa Ndine, le Maire de Douala. Rendu à ce jour, les résultats de l’évaluation des biens impactés, du recensement des personnes et du calcul des frais d’indemnisations paraissent donc obsolètes et à refaire.
Pourtant, le BRT apparaît comme une solution à fort intérêt face au problème de mobilité et de congestion de la capitale économique du Cameroun. Avec plus de 4 millions d’habitants, la ville de Douala enregistre « un déficit d’’infrastructures routières avec un réseau de bus inefficace, représentant moins de 1 % des déplacements », selon la Banque mondiale. Ainsi, s’il est réalisé, le BRT, qui comprend la création de 28 km de voies exclusivement réservées aux bus, 44 stations et 4 terminaux, devrait permettre de réduire d’au moins 70 minutes le temps passé dans les transports publics formels par personne et par jour selon la CUD.
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