Un mois après l'accord historique entre la CEMAC et ses alliés – l'Organisation des Producteurs de Pétrole Africains (APPO) et le Central Africa Business Energy Forum (CABEF) – le mégaprojet du Système de Pipeline de l'Afrique Centrale (CAPS), évalué à 10 milliards de dollars (environ « 5 580 milliards de FCFA »), amorce une nouvelle étape dans son développement. Le 24 juillet 2025, Gabriel Mbaga Obiang Lima, Président du Comité de partenariat stratégique et de financement du CAPS, a révélé avoir été officiellement reçu à Pékin par les dirigeants de China Harbour Engineering Company Ltd (CHEC), Edward Xu (vice-président) et Martin Chen (directeur général Afrique centrale). Selon le dirigeant, cette visite de haut niveau vise à jeter les bases d'un partenariat potentiel avec ce géant Chinois pour piloter ce méga projet de pipeline qu'il qualifie de « Route de la soie énergétique en Afrique centrale ». « Cet engagement marque une étape stratégique dans l’avancement du projet CAPEX CAPS de 10 milliards de dollars, un corridor régional d’intégration énergétique dirigé par la CEMAC, avec l’appui institutionnel de l’APPO et du CABEF », a précisé le dirigeant.
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Cette démarche auprès de CHEC, une entreprise reconnue pour son expérience avérée en Afrique centrale dans les BTP, est cruciale pour l'avancement du CAPS. le projet d'infrastructure multi-pays ambitionne de débloquer l'accès à l'énergie, stimuler la création d'emplois, favoriser l'industrialisation et le transfert de technologie dans la région. Le futur pipeline devrait s'étendre à plusieurs nations clés, notamment l'Angola, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la Guinée Équatoriale, le Gabon, le Rwanda et São Tomé-et-Príncipe. Cette orientation stratégique n'est pas fortuite : en cherchant à être inclus dans l'initiative chinoise « One Belt One Road » sous la direction de CHEC et à attirer le soutien financier et technique des BRICS et d'autres partenaires mondiaux, le CAPS mise sur une collaboration internationale de poids pour garantir sa concrétisation.
Perspectives
Concrètement, l’implication potentielle de CHEC confère une crédibilité et une force d'exécution au projet CAPS. Ce partenariat intervient quelques jours seulement après l'annonce de la participation de Gabriel Mbaga Obiang Lima à l'African Energy Week (AEW) 2025 (prévue du 29 septembre au 3 octobre au Cap en Afrique du Sud). Lors de cet événement, il devrait présenter les dernières avancées du CAPS aux investisseurs internationaux.
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Dans le détail, le CAPS, qui inclura des pipelines de pétrole, de gaz et de GPL, des stations de pompage, des terminaux de stockage, des raffineries et des centrales électriques au gaz, est conçu pour renforcer la résilience et l'accessibilité financière du marché énergétique régional.
Un projet d'envergure en pleine accélération
Initié en 2021, le projet CAPS prend ses racines dans la volonté de la région de valoriser ses vastes ressources énergétiques, estimées à 125,3 milliards de barils de pétrole brut et 620 000 milliards de pieds cubes de gaz. En juin 2025, une étape capitale a été franchie avec la signature d'un protocole d'accord entre la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, l'Organisation des producteurs africains de pétrole (OPAP) et le Forum des entreprises et de l'énergie en Afrique centrale. Ce protocole a jeté les bases d'une étude de faisabilité impliquant les 11 pays d'Afrique centrale, ouvrant ainsi la voie à la construction de ce réseau de pipelines de 6 500 km. La récente visite en Chine et les discussions avec CHEC témoignent de l'accélération concrète de ce projet, qui ambitionne de positionner l'Afrique comme champion mondial de l'énergie.
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