Le différend opposant l’État du Cameroun à la société minière australienne Sundance Resources au sujet du gisement de fer de Mbalam-Nabeba est grippé au niveau de la justice. Selon une mise à jour de Sundance, l’audience d’arbitrage prévue devant la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris s’est tenue les 27 et 28 janvier 2025 sans la présence des représentants camerounais.
La compagnie, qui a alerté sur cette situation, explique que l'absence de la partie camerounaise serait due à des impayés d'honoraires des avocats et experts mandatés par Yaoundé. « Le Cameroun a décidé de ne pas payer ses avocats et experts indépendants, ce qui a conduit à l’absence de représentants camerounais, malgré le fait que le pays et son équipe juridique aient été pleinement informés de la procédure et aient eu toutes les opportunités d’y participer », indique Sundance dans un communiqué. Lors des audiences, seuls les représentants de Sundance Resources et ses experts indépendants ont pu défendre leur position devant le tribunal arbitral.
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Cette situation ne date pas d’hier. En septembre 2024, la junior minière australienne avait déjà signalé que les conseils juridiques du Cameroun avaient cessé de travailler sur le dossier en raison de factures impayées. « Les avocats et experts indépendants du Cameroun avaient arrêté de travailler faute de paiement », soulignait alors Sundance Resources dans une sortie datée du 16 janvier dernier. Cette situation semble avoir paralysé la procédure côté camerounais.
La compagnie attend désormais une décision qui ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois. « La société attend une décision du tribunal de la CCI, mais celle-ci ne sera rendue que dans plusieurs mois », précise Sundance dans son communiqué. Contacté par EcoMatin, le ministère en charge des questions minières n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet au moment où nous mettons sous presse cet article.
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Pour rappel, Sundance Resources réclame des dommages et intérêts de 11,2 milliards de dollars (près de 6 900 milliards FCFA), dont 5,7 milliards au Congo et 5,5 milliards au Cameroun. Une facture qui, en cas de condamnation, pourrait lourdement peser sur les finances publiques des deux pays.

