[Publirédactionnel] Opalm, société établie dans le secteur de l’huile de palme, a franchi une étape décisive de son développement au Cameroun en signant, le 22 décembre 2025 à Yaoundé, une convention d’investissement, un cahier de charges avec l’État camerounais ainsi qu’une convention d’agrément aux incitations de l’Agence de promotion des investissements (API), en vue de la construction et de l’exploitation de cinq unités industrielles de transformation de noix de palme. La cérémonie, organisée dans la salle de conférence des services du Premier ministre, s’est tenue sous la supervision de Séraphin Magloire Fouda, secrétaire général des services du Premier ministre, représentant le Premier ministre, Chief Dr Joseph Dion Ngute. « Le programme d’investissement de la société Opalm consiste à implanter cinq usines de production d’huile de palme dans les bassins de palmier à huile du Cameroun, afin de résorber durablement le déficit national », a déclaré Tarek Daoud, directeur général d’Opalm, dans son allocution.
Un projet structurant aligné sur les priorités de l’État
D’un montant global de 45 milliards FCFA, le programme d’investissement d’Opalm prévoit l’implantation de cinq huileries de première transformation dans les principaux bassins d’huile de palme, en zones rurales, notamment dans les régions du Littoral, du Sud et du Centre. Étendu sur une période de cinq ans, le projet vise à accroître significativement l’offre locale d’huile de palme brute, une matière première devenue stratégique pour les industries de deuxième transformation, notamment les savonneries et les huileries industrielles.
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Selon Opalm, le Cameroun fait face à un déficit estimé à 300 000 tonnes par an, tandis que les autorités estiment à plus de 100 milliards FCFA par an les importations destinées à alimenter le marché national. Le projet permettra d’injecter plus de 108 000 tonnes supplémentaires d’huile de palme brute, contribuant ainsi à réduire de près de 50 % le déficit actuel. L’initiative s’inscrit pleinement dans les orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), de la politique d’import-substitution et des objectifs d’industrialisation portés par les pouvoirs publics.
1 650 emplois à la clé
Au-delà de l’investissement industriel, Opalm mise sur une approche intégrée et inclusive de la filière. En synergie avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), les producteurs, les coopératives, l’Unexplam et des entreprises locales, le projet entend structurer durablement l’amont agricole. Des centres d’excellence seront mis en place pour accompagner les producteurs à travers la recherche et développement, l’amélioration des rendements, la formation et l’encadrement des exploitations. À terme, le programme devrait générer 450 emplois directs et environ 1 200 emplois indirects et induits, injecter des revenus stables dans les zones rurales et contribuer à la réduction de la pauvreté. Pour l’État, les bénéfices attendus incluent la baisse des importations d’huile de palme, l’amélioration de la balance commerciale, le renforcement de la compétitivité industrielle et une augmentation des recettes fiscales.
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La signature des conventions d’investissement, de la convention d’agrément aux incitations de l’API et du cahier de charges marque l’aboutissement d’un processus de maturation de longue date, conduit sous la houlette du cabinet conseil JMJ Africa, en étroite concertation avec les administrations concernées. Les travaux de construction de la première usine, envisagée dans le département du Nyong-et-Kéllé, dans la région du Centre, devraient démarrer au premier trimestre 2026, pour une mise en exploitation annoncée dans un délai de douze mois. « Nous prenons l’engagement solennel d’aller rapidement à la phase de mise en œuvre, afin de contribuer concrètement à la structuration de la filière huile de palme et à l’industrialisation du Cameroun », a assuré Tarek Daoud.
Une adhésion affirmée des pouvoirs publics
Du côté du gouvernement, les parties signataires ont unanimement salué la portée industrielle et stratégique du projet Opalm. Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, ainsi que Shinwinsoh Boma Donatus, directeur général par intérim de l’Agence de promotion des investissements (API), ont exprimé leur satisfaction quant à l’aboutissement de ces instruments juridiques, perçus comme un levier structurant pour la filière huile de palme. Les responsables gouvernementaux ont souligné le caractère novateur du programme, son alignement avec la politique d’import-substitution et son potentiel en matière de création de valeur locale, tout en appelant à une mise en œuvre rapide afin que les retombées industrielles, économiques et sociales se matérialisent dans les meilleurs délais.
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