Entre le 25 et le 28 mars derniers, 3 entreprises spécialisées dans la production et la distribution de l’énergie électrique ont rencontré le ministre gabonais de l'Énergie et des Ressources Hydrauliques, Dr. Séraphin Akure-Davain, afin d’exprimer leur volonté d’investir dans le secteur de l’énergie électrique dans le pays. Il s’agit de Energy Pool (France), Siemens (Allemagne) et Infragroup (France) qui se positionnent pour la réalisation des 5 projets du programme de mise en œuvre du mix énergétique au Gabon porté par ce département ministériel. « Dans le cadre du programme de mise en œuvre du mix énergétique et dans la recherche constante de solutions pour palier à la crise énergétique, le ministre a rencontré un à la chaîne des multinationales […] les entreprises ont présenté des plans distincts innovants, robustes et économiques pour moderniser les infrastructures énergétiques et garantir une distribution plus efficace aux populations », peut-on lire dans le communiqué du ministère.
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Sans plus de détails, la communication du ministère renseigne que lesdites entreprises proposent un appui financier, technique et technologique à travers des « plans d’achèvement et de mise en services de certains projets, des solutions technologiques pour optimiser l’accessibilité et la fiabilité des services et des solutions digitales orientée vers une consommation intelligente et qui porte sur une gestion optimale et maîtrisée de la demande en électricité des entreprises et des ménages gabonais ».
Le programme pour lequel ces 3 entreprises manifestent de l’intérêt comprend 5 projets électriques qui permettraient d'injecter près de 1 100 MW dans le réseau, pour des investissements estimés à plus de 2 000 milliards de Fcfa. Les 5 projets sont : la construction de la Centrale thermique à gaz naturel d’Orinko (IPP Owendo, 120 MW) ; la construction et de l'exploitation du barrage hydroélectrique de Ngoulmendjim (82 MW) ; le projet hydroélectrique de FE2 (50MW) ; la construction d'une centrale hydroélectrique de 600 MW à Booué et la réalisation de la 2ème phase du barrage de Grand Poubara (120 MW). Toutefois, il faut préciser que l’essentiel des projets indiqués affichent un retard d’exécution d’au moins 3 ans. IPP Owendo et le barrage hydroélectrique de Ngoulmendjim devaient initialement être réalisés par la société Asokh Energy, filiale du groupe français Eranove mais sont sans suite depuis fin 2022 tandis qu’un mémorandum d'entente avec des investisseurs chinois, en septembre 2024, pour investir près de 2,5 milliards dollars (environ 1 500 milliards Fcfa) dans les projets FE2 et Booué. Cependant aucun évènement ne présage un démarrage imminent de ces deux projets.
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A noter que, le Gabon dispose d'un mix énergétique d'une capacité installée de 704 MW contre une demande estimée à 1 039 MW, selon le Plan national de développement pour la transition (Pndt). Ce qui correspond à un gap non négligeable de 336 MW alors que le pays traverse une crise énergétique et cible une production nationale de 1 280 MW au cours des 5 prochaines années.

