Le groupe minier français Eramet a annoncé un investissement de 130 millions d'euros, soit 85,2 milliards de Fcfa, pour l'année 2025 afin de moderniser le réseau ferroviaire gabonais et résoudre les difficultés logistiques qui ont affecté le transport de son minerai de manganèse. Cette annonce a été faite dans le rapport financier du premier semestre, publié le 30 juillet. Selon l’entreprise, cet investissement s'inscrit dans un plan plus large visant à pérenniser et renforcer la capacité du Transgabonais, exploité par sa filiale Setrag. « Le transport ferroviaire reste le principal point de tension de la chaîne logistique, rappelant l’importance du programme de rénovation et de modernisation du Transgabonais actuellement en cours. », a précisé Eramet.
Cette décision fait suite à une performance logistique en deçà des attentes du groupe sur les six premiers mois de 2025. Alors que la production de sa mine de Moanda a augmenté de 1 % pour atteindre 3,5 millions de tonnes, les volumes transportés ont reculé de plus de 500 000 tonnes, soit une baisse de 5 % par rapport à l'année précédente. L'impact de cet investissement devrait permettre d'améliorer significativement la capacité de transport. Eramet a d'ailleurs ajusté ses objectifs de volume de manganèse transporté pour 2025 à une fourchette comprise entre 6,5 et 7,0 millions de tonnes sur l'année, un objectif initialement prévu entre 6,7 et 7,2 Mt.
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Le Transgabonais est la seule ligne ferroviaire du pays. Long de plus de 600 kilomètres, il relie Franceville au port d'Owendo. Il joue un rôle capital non seulement pour le transport du manganèse d'Eramet, mais aussi pour l'économie gabonaise dans son ensemble, reliant les provinces de l'intérieur à la côte et facilitant le transport de marchandises. Au cours du premier semestre, le chiffre d'affaires de l'activité minière d'Eramet a reculé de 7 % (soit environ 24,2 milliards de Fcfa), impacté par la baisse des ventes et les difficultés logistiques sur cet axe stratégique.
Dans le même temps, le groupe minier a confirmé avoir entamé des discussions avec le gouvernement gabonais. Ces pourparlers visent à étudier des options de transformation et de valorisation du minerai qui pourraient être définies conjointement, dans le respect mutuel des intérêts. Cette démarche fait suite à l'annonce, fin mai, de l'interdiction des exportations de manganèse brut à partir de 2029.
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