elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Mines et énergiesEecomembre

Gabon : la mise en service des navires-électriques de Karpowership reportée sine die

Arrivés fin août pour remplacer un navire vieillissant de 70 MW et porter la capacité à 150 MW, les navires du turc Karpowership n’ont pas respecté leur calendrier initial : leur mise en service vient de connaître un premier report officiel.

Publiée lundi 29 septembre 2025 à 18:12:54Modifiée lundi 29 septembre 2025 à 18:12:56Temps de lecture 4 minPar Albert AMOUGOU

Centrales flottantes Karpowership au Gabon
Les centrales flottantes Karpowership au Gabon

Au Gabon, la mise en service des deux navires de production d’électricité de l’opérateur turc Karpowership, initialement prévue le 15 septembre 2025 à Grand Libreville, a été reportée à une date indéterminée. Dans un communiqué publié le 27 septembre, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a expliqué que ce prolongement est motivé par des contraintes techniques liées à la sécurité des équipements gaz, identifiées lors des opérations de raccordement au réseau. « Ces travaux se poursuivent selon un calendrier réajusté, établi en concertation avec les parties concernées, afin de garantir le strict respect des normes de sécurité en vigueur », a précisé la direction générale de l’entreprise.

Les deux unités flottantes de Karpowership, arrivées fin août, doivent remplacer un navire vieillissant de 70 MW et porter la capacité installée de Grand Libreville à 150 MW. Ce renforcement, attendu par la population et les acteurs économiques, vise à réduire les délestages récurrents qui paralysent la capitale. Le retard s’explique en grande partie par la complexité des raccordements techniques et par la nécessité de sécuriser les installations, mais il renvoie également à la fragilité d’un partenariat qui suscite de vifs débats depuis son lancement. En février 2025, le gouvernement et l’opérateur turc avaient déjà renégocié les termes d’un contrat initial jugé déséquilibré, notamment sur les tarifs et la responsabilité de l’approvisionnement en carburant.

Lire aussi : Gabon : KarPowerShip modernise sa flotte pour doper sa production d'électricité

La conséquence immédiate de ce nouveau report est la poursuite des coupures d’électricité dans la capitale. La SEEG annonce qu’un programme prévisionnel de délestage sera diffusé régulièrement sur ses plateformes de communication. Mais ces interruptions, qui affectent aussi bien les ménages que les services de santé et les petites entreprises, alimentent le mécontentement social et minent la confiance dans la capacité de l’État à résoudre durablement la crise énergétique. Libreville, qui concentre plus de la moitié de la population urbaine du pays et l’essentiel de l’activité économique, reste particulièrement vulnérable à ces déficits d’approvisionnement.

Derrière les difficultés techniques, l’enjeu financier est tout aussi déterminant. Selon des sources locales, le premier contrat imposait à la SEEG un coût avoisinant 15 milliards de FCFA par mois pendant vingt ans, soit près de 3 600 milliards de FCFA au total, un montant considéré comme insoutenable. Le carburant destiné à alimenter les navires représentait à lui seul environ 13 milliards de FCFA mensuels. Certaines clauses prévoyaient même que, en cas d’impayés de plus de deux mois, Karpowership puisse prendre le contrôle de la SEEG et capter une partie de ses revenus. Face aux critiques, un nouvel accord a été conclu début 2025, réduisant de 12,2 milliards de FCFA par mois la charge pour l’État. Dans un pays dont les recettes publiques restent fortement dépendantes du pétrole et dont la situation budgétaire est fragile, ce partenariat continue d’alimenter les attentes.

Lire aussi : Gabon : Afreximbank finance une centrale thermique de 220 MW à hauteur de 130 milliards FCFA

Le Gabon dispose pourtant d’un taux d’accès à l’électricité relativement élevé en Cemac, estimé à 94,1 % en 2023 selon la Banque mondiale, mais ce chiffre masque des inégalités territoriales importantes et surtout une instabilité chronique de l’offre. L’État mise sur les solutions flottantes pour pallier l’urgence, tout en affichant une volonté de relancer des projets hydroélectriques et solaires afin de diversifier son mix énergétique. Reste que l’expérience Karpowership illustre la difficulté de concilier court terme et long terme dans la gestion de la crise énergétique gabonaise.

Lire aussi : Cameroun : le Port de Douala mise sur un investissement de 628 milliards FCFA pour son autonomie énergétique

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Mines et énergies
  • Gabon : la mise en service des navires-électriques de Karpowership reportée sine die
GabonKarpowershipnavires-électriquesreportmise en serviceArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

AlMines et énergiesCongo : Patrice Raimbault prend les commandes du projet de fer ZanagaÉquipé d’une expérience internationale de plus de 30 ans dans les secteurs minier, pétrolier et gazier, Patrice Raimbault rejoint le groupe MPD Congo.il y a 13 heuresEpremiumRMines et énergiesCameroun : le projet Wapouze pourrait livrer jusqu’à 400 000 tonnes de calcaire par anÀ la recherche de fonds pour faire avancer ses projets aurifères de Mbe, Bibemi, la junior britannique Oriole Resources vient de dévoiler une première estimation pour le gisement de calcaire de Wapouze, dans le Nord du Cameroun. il y a 14 heuresWhatsApp Image 2026-10-07 at 11.02.40Mines et énergiesQui est Maria van der Hoeven, la nouvelle présidente du conseil d'administration de l'ITIE ?L'ancienne ministre néerlandaise a été élue à la tête du conseil d'administration de l'Initiative pour la transparence des industries extractives pour un mandat de trois ans. Un tournant scruté de près en zone CEMAC où des pays comme le Cameroun et la République centrafricaine font face à des suspensions et cherchent à redorer leur gouvernance extractive. il y a 17 heuresRCA PRMines et énergiesPourquoi Touadéra impose une nouvelle hausse des prix des carburants aux CentrafricainsPour la troisième fois en trois ans, les Centrafricains doivent payer plus cher leur carburant. Face à la grogne, Faustin-Archange Touadéra défend une décision dictée, selon lui, par les contraintes d’approvisionnement du pays et surtout par un Trésor qui n’a plus les moyens de supporter les subventions.il y a 1 jourTotalEnergies Ep GabonMines et énergiesTotalEnergies : grève maintenue malgré une prime de 1 000 euros, limitée aux salariés françaisEn France, les salariés de TotalEnergies réclament des hausses de salaires et maintiennent leur appel à la grève malgré une avance de 1 000 euros sur leur prime annuelle. En Afrique, où aucune mesure similaire n'est annoncée, la holding Marketing du groupe vient pourtant de porter son bénéfice de 168,8 à 339,4 millions d'euros en un an.​il y a 1 jourEpremiumMjAyNDAxZjcwNjUzYmNjOTUwOGI1OWM1ZjFlOWVmMDA4OGYwYjQMines et énergiesCameroun : Perenco prépare le retrait de son unité flottante d’EboméArrivée « en fin de vie », elle doit faire l’objet d’une solution de remplacement actuellement à l’étude, selon les informations d’EcoMatin. il y a 1 jour

Articles similaires

WhatsApp Image 2026-10-07 at 11.02.40Mines et énergiesQui est Maria van der Hoeven, la nouvelle présidente du conseil d'administration de l'ITIE ?L'ancienne ministre néerlandaise a été élue à la tête du conseil d'administration de l'Initiative pour la transparence des industries extractives pour un mandat de trois ans. Un tournant scruté de près en zone CEMAC où des pays comme le Cameroun et la République centrafricaine font face à des suspensions et cherchent à redorer leur gouvernance extractive. il y a 17 heuresEpremiumGunvorMines et énergiesPétrole : pourquoi un baril rapporte 31 dollars au Gabon contre 90 dollars au CamerounMalgré son statut de producteur historique, le Gabon ne tire qu’une fraction des recettes que certains de ses voisins obtiennent de chaque baril produit. Selon la Banque mondiale, 31,1 dollars reviennent à l’État par baril, contre 47,6 dollars au Tchad et 90,5 dollars au Cameroun.il y a 5 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Banques et Microfinances : la COBAC prononce 93 sanctions et écarte 11 dirigeantsil y a 2 jours2Banques : Afriland constitue son nouvel état-major pour la conquête de l’Afrique centraleil y a 5 jours3Pétrole : pourquoi un baril rapporte 31 dollars au Gabon contre 90 dollars au Camerounil y a 5 jours4Boissons du Cameroun : les actionnaires valident la fusion-absorption de Guinness Cameroonil y a 2 jours5Cameroun : l’actionnaire majoritaire de Camrail cumule 300 millions FCFA de pertes depuis 2019il y a 5 jours6Cameroun : Perenco prépare le retrait de son unité flottante d’Eboméil y a 1 jour7Cameroun : le retour inattendu de Viettel Global dans la bataille pour Nexttelil y a 6 jours8Port de Kribi : le poisson congelé devient le 2e produit importé, porté par Congelcamil y a 2 jours9Tchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jouril y a 5 jours10Port de Kribi : l’explosion du trafic commence à « saturer » le terminal à conteneursil y a 2 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.