Clotaire Kondja, ingénieur production pétroliere et président de l'Union des pétroliers du Gabon (UPG), a été nommé ministre du Pétrole et du Gaz par décret du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en date du 1er janvier 2026, à la faveur d’un remaniement gouvernemental. Il succède à Sosthène Nguema Nguema, muté au ministère des Mines et des Ressources géologiques, en remplacement de Gilles Nembé.
Ancien directeur général adjoint de Vaalco Gabon, filiale du géant américain Vaalco Energy, ou il a passé plus de 24 ans de service, Clotaire Kondja a accompagné la transition managériale entre l’ancienne direction et l’actuelle équipe gabonaise de l’opérateur. Ce parcours lui confère une connaissance plus ou moins approfondie des enjeux techniques, contractuels, opérationnels et économiques du secteur pétrolier national. Sa nomination intervient dans une phase de transformation du secteur pétrolier et gazier, marquée par la mise en œuvre d’un nouveau code gazier distinct du code pétrolier et par l’ouverture de 72 % du domaine maritime à l’exploration.
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Le nouveau ministre prend ses fonctions dans un contexte de forte attente budgétaire. Selon la loi de finances 2026, les recettes pétrolières sont projetées en hausse de 65 %, passant de 780 milliards à 1 288 milliards de FCFA, confirmant la centralité persistante des hydrocarbures dans le financement de l’État, malgré le recul des revenus miniers (-7 %) et des participations hors pétrole (-33 %). Cette trajectoire repose sur la capacité du secteur à stabiliser, voire relancer, la production, dans un environnement international volatil.
Défis
Les défis du ministre Kondja sont multiples : enrayer l’érosion de la production liée au vieillissement des champs, améliorer l’attractivité fiscale et contractuelle face à une concurrence régionale accrue, sécuriser les investissements des opérateurs historiques et des nouveaux entrants, et accompagner l’adoption de technologies avancées, notamment dans l’exploration offshore et la digitalisation des opérations. En 2025, la production pétrolière du Gabon s’est établie autour de 215 000 barils par jour, tandis que l’indice de production reculait de 1,2 % au deuxième trimestre.
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Doté de près de 2 milliards de barils de réserves prouvées, le Gabon aborde ainsi une nouvelle séquence de sa politique pétrolière, dans laquelle l’expérience industrielle du nouveau ministre constitue un levier clé pour concilier relance de la production, discipline contractuelle et contribution durable aux finances publiques.
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