Au Gabon, le marché du pétrole et du gaz pourrait entrer dans une phase de croissance soutenue à partir de 2026. Selon une étude sectorielle publiée le 20 décembre 2025 et consultée par EcoMatin, le marché gabonais des hydrocarbures, évalué à 5,8 milliards de dollars (plus de 3 235 milliards FCFA) en 2024, devrait atteindre 7,46 milliards de dollars à l’horizon 2032, soit environ 4 890 milliards FCFA, sur la base d’un taux de croissance annuel moyen (CAGR) de 3,2 % entre 2026 et 2032. « Le marché gabonais du pétrole et du gaz a été évalué à 5,8 milliards de dollars en 2024 et devrait atteindre 7,46 milliards de dollars d’ici 2032, enregistrant un taux de croissance annuel moyen de 3,2 % sur la période 2026-2032 », précise le rapport d’un cabinet international qui accompagne le gouvernement gabonais.
Le document de 150 pages, qui s’appuie sur des données actualisées jusqu’en mars 2025 et une année de base fixée à 2024, identifie plusieurs signaux précurseurs d’un point d’inflexion de la demande à horizon 2 à 4 ans. Parmi ceux-ci figurent l’optimisation des réformes réglementaires visant à attirer les investissements étrangers via des incitations fiscales et une simplification des procédures d’octroi de licences d’exploration et de production (E&P), ainsi que l’adoption accrue de technologies avancées, notamment l’imagerie sismique de nouvelle génération et les solutions de « digital oilfield ».
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Le rapport souligne également une compression de la courbe des coûts, favorisée par la stabilisation des prix mondiaux du pétrole à 70$ et des gains d’efficacité opérationnelle locaux, ainsi que des résultats initiaux jugés prometteurs sur certains blocs offshore, laissant entrevoir une montée en puissance de la production dans un délai de 2 à 3 ans. À cela s’ajoutent des investissements en cours dans les infrastructures d’exportation (ports, pipelines), destinés à réduire les goulets d’étranglement logistiques.
Sur le plan structurel, l’étude estime que 60 à 70 % de la croissance future de ce marché sera portée par des facteurs de long terme, notamment le potentiel offshore, l’engagement de l’État en faveur du secteur et la demande énergétique régionale, contre 30 à 40 % liés à des facteurs cycliques, particulièrement la volatilité des cours du brut et les conditions macroéconomiques mondiales. Ces perspectives s’inscrivent dans un contexte de réorganisation du cadre institutionnel et industriel du secteur gabonais.
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Le pays a récemment adopté un code gazier distinct du code pétrolier et ouvert 72% de son domaine maritime jusque-là inexploité à la promotion de la recherche. Cette dynamique a favorisé le retour de majors internationales, dont ExxonMobil, après environ 12 ans d’absence, aux côtés d’acteurs émergents tels que BW Energy et Panoro, dans un secteur historiquement dominé par Assala Energy, Vaalco, TotalEnergies, Perenco ou encore Maurel & Prom. Alors même que les données nationales indiquent un recul de 1,2 % de l’indice de production pétrolière au deuxième trimestre 2025, à environ 108 000 barils par jour. La production de gaz naturel, pour sa part, a progressé de 3,4% au deuxième trimestre, tout en affichant un repli de 4,7% sur l’ensemble du premier semestre.
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