Le géant américain Google a annoncé la construction de quatre centres d’infrastructures destinés à connecter ses câbles sous-marins à fibre optique en Afrique, a déclaré son directeur général pour la région, Alex Okosi, lors d’une interview à Bloomberg le 18 septembre. L’objectif est d’améliorer l’accès à Internet sur le continent, où la connectivité reste inégale et coûteuse. Les centres, dont la construction devrait s’achever dans trois ans, permettront aux opérateurs télécoms, notamment MTN Group en Afrique du Sud, d’offrir des services haut débit à moindre coût.
Ces infrastructures renforceront les câbles Equiano, qui relie le Portugal à l’Afrique du Sud par la côte ouest, et Umoja, lancé en mai 2024, qui traverse plusieurs pays d’Afrique de l’Est avant de rejoindre l’Australie via l’océan Indien. Google n’a pas révélé le coût du projet, mais affirme avoir déjà dépassé l’enveloppe d’un milliard de dollars annoncée en 2021 pour ses investissements en Afrique.
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Selon Okosi, le continent, avec sa population jeune, offre un potentiel majeur dans les technologies numériques et l’intelligence artificielle. « Il s’agit pour nous de garantir que les opportunités offertes par l’IA se concrétisent en Afrique », a-t-il déclaré. L’initiative intervient dans un contexte de vulnérabilité du continent face aux pannes de câbles sous-marins. En mars 2023, un glissement de terrain au large de la Côte d’Ivoire avait endommagé quatre câbles, entraînant des coupures d’Internet dans plusieurs pays, dont le Cameroun.
En 2023, seulement 34 % des Africains utilisaient Internet, contre 66 % de la population mondiale, selon l’Union internationale des télécommunications. La Banque mondiale estime par ailleurs que 45 % des Africains vivent à plus de 10 km d’un réseau de fibre optique.
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Par Laurent Onguéné (Stagiaire)

