La Guinée équatoriale veut accélérer le développement de ses capacités de production électrique grâce aux énergies renouvelables. Le gouvernement a signé, le 3 novembre 2026 à Malabo, un contrat-cadre de 750 millions de dollars, soit environ 439 milliards de FCFA, avec les entreprises chinoises China Machinery Engineering Corporation (CMEC) et Beijing Weineng Investment Co.
Selon les informations officielles, l’accord porte sur l’investissement, le développement, la construction et l’exploitation d’une centrale photovoltaïque de 500 mégawatts-crête (MWc). Le contrat correspond ainsi au mode signifie Build, Own, Operate, Transfer(BOOT) qui signifie que les entreprises vont construire, posséder, exploiter, puis rétrocéder à l’Etat équato-guinéen après une certaine période que les deux parties auront déterminée.
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Cette infrastructure devrait permettre de « doubler la capacité de génération électrique nationale », avec l’ambition de soutenir une nouvelle phase d’industrialisation et de croissance économique. Le partenariat s’inscrit dans le prolongement de discussions engagées avec les investisseurs chinois. En septembre 2026, le gouvernement avait entamé des négociations avec Beijing Weineng autour d’un projet d’investissement de 150 millions de dollars, soit environ 85 milliards de FCFA, destiné à développer l’exploitation et la commercialisation de l’énergie solaire sur le territoire.
Un système électrique encore sous pression
L’ambition affichée intervient dans un contexte où le pays doit encore consolider son dispositif de production et de distribution. Selon les données de l’Institut national de statistique de Guinée équatoriale (INEGE), établies à partir des statistiques de la Société d’électricité de Guinée équatoriale (SEGESA), la production nationale est passée de 1 134,9 gigawattheures (GWh) en 2023 à 1 175,4 GWh en 2024, soit une progression de 3,6 %.
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Au-delà de la production, l’accès à l’électricité reste un défi majeur. Les données de la Banque mondiale situent à 65,1 % la proportion de la population raccordée ou ayant accès à l'électricité en 2024. Cette moyenne masque d’importantes disparités territoriales : le taux atteint 89,3 % en milieu urbain, contre seulement 5,1 % dans les zones rurales.
Les difficultés d’exploitation des installations existantes illustrent également les contraintes auxquelles le secteur reste confronté. Le 28 octobre 2026, Teodoro Nguema Obiang Mangue avait réuni les responsables du secteur électrique pour examiner les coupures récurrentes. Les échanges avaient notamment porté sur une turbine de la centrale de Malabo hors service, des travaux de maintenance estimés à 45 jours et des défaillances affectant certaines lignes électriques dans la région continentale.
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Au-delà du renforcement de l’offre électrique, le projet solaire devrait générer des retombées sur le marché du travail. Les autorités annoncent plus de 1 500 emplois directs pendant la phase de construction et 300 postes permanents durant l’exploitation. Un programme de transfert de technologies et de formation de jeunes professionnels équato-guinéens est également prévu.









