Le vice-président équato-guinéen, Teodoro Obiang Mangue, a annoncé une réduction drastique de la valeur des contrats signés avec les sociétés chinoises China Machinery Engineering Corporation (CMEC) et Sinohydro, prestataires de maintenance sur les centrales électriques de Turbogas (Malabo) et Djibloho (Bata). « Au vu de l’écart entre les ambitions initiales de desserte énergétique et la réalité opérationnelle actuelle des centrales Turbogas et Djibloho, j’ai instruit la signature de nouveaux contrats d’entretien et de gestion avec CMEC et Sinohydro afin d’optimiser les dépenses publiques en fonction du service réellement rendu », a-t-il déclaré sur son compte X le 3 mai dernier.
Lire aussi : Guinée équatoriale : le marocain Somagec suspendu de la gestion du réseau d'adduction d'eau à Bata
Selon la communication du vice-président, l’audit réalisé par l’autorité de régulation des marchés publics a conduit à une réduction de plus de 50 % de la valeur des contrats passant de 32 à 12 milliards FCFA pour CMEC et de 9 à 4 milliards FCFA pour Sinohydro. Outre cette coupe budgétaire, les nouvelles clauses incluent des tâches supplémentaires (réparation d’équipements, formation des techniciens locaux, etc.) et une réduction de la durée contractuelle. Prévus pour durer initialement 36 mois pour CMEC et 72 mois pour Sinohydro, les contrats relatifs à la gestion des centrales électrique Turbogas (154,2 MW) et Djibloho (120 MW) seront réduits à 18 mois renouvelables.
Lire aussi : Centrale de Sendje : une facture de 30 millions d'euros divise la Guinée Equatoriale et l'ukrainien Duglas Alliance
Cette révision intervient dans un contexte de fort ralentissement de la production électrique, observé depuis avril dans les centrales maintenues par ces deux entreprises et entraînant des coupures répétées à Malabo (Bioko Nord) et Bata (Djibloho), les deux villes les plus peuplées du pays. Les entreprises attribuent ces perturbations à la vétusté des sous-stations et au sous-investissement dans les lignes de transport ce qui entraine des instabilités dans le réseau électrique nationale. Lors de la dernière rencontre avec le vice-président le 30 mai dernier, CMEC soulignait « la nécessité de moderniser rapidement les infrastructures pour stabiliser le réseau national et répondre pleinement à la demande énergétique nationale ».
Lire aussi : Guinée Equatoriale : l'État réclame 6 milliards FCFA à Oranto Atlas pour réactiver ses licences pétrolières
Il faut souligner que ces actions s’alignent à la dynamique du gouvernement visant à renforcer les réseaux urbains du pays, moderniser l'infrastructure énergétique et préparer le pays à la gestion autonome de ses centrales à l’horizon 2035. La Guinée Équatoriale a annoncé une formation de son personnel spécialiste en occident pour un délai de 36 mois afin d’engager la transition des services de gestion et maintenance des principaux pôles de production d’énergie électrique aux opérateurs locaux.

