En Guinée équatoriale, l’État renforce nettement sa présence dans le projet gazier Aseng. Sa participation dans ce champ offshore du bloc I est passée de 5 % à 32,5 % après la signature, le 30 janvier 2026 à Malabo, d’un nouvel accord avec l’américain Chevron, selon une annonce officielle. Baptisé « Aseng Gas Agreement », le texte a été paraphé par le ministre des Mines et des Hydrocarbures Antonio Oburu Ondó, la société nationale GEPETROL et Chevron. « L’accord conclu aujourd’hui garantit à GEPETROL le financement de sa participation accrue », a déclaré le vice-président Nguema Obiang Mangue sur X.
Cette augmentation de participation résulte de négociations engagées lors du déplacement du vice-président aux États-Unis en septembre 2025. Le nouvel accord prévoit un mécanisme de financement sécurisé permettant à GEPETROL de soutenir sa quote-part dans le développement du projet gazier, sans alourdir la charge budgétaire immédiate de l’État. Sur le plan économique et énergétique, Malabo affirme que ce nouvel accord ouvre la voie à d’autres projets structurants, notamment Yoyo-Yolanda, les développements gaziers transfrontaliers avec le Cameroun, ainsi que le projet de gazoduc avec le Nigeria. Il s’insère également dans la phase III du programme Gas Mega Hub, destiné à connecter le champ d’Aseng à l’unité de traitement de GNL de Punta Europa.
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Cette montée en puissance de l’État intervient plus de six mois après la reprise par GEPETROL, du contrôle total de l’unité flottante Aseng (FPSO), auparavant détenue conjointement avec la holding néerlandaise SBM Offshore. Installée sur le bloc I et opérée par Chevron, l’unité dispose d’une capacité de production de 80 000 barils de pétrole par jour et peut traiter jusqu’à 174 millions de pieds cubes de gaz par jour. Ce qui consolide le contrôle public sur une infrastructure clé de la chaîne de valeur des hydrocarbures et renforce les ambitions de la Guinée équatoriale comme hub gazier régional.
Rappelons qu’en septembre dernier, Chevron, via sa filiale Noble Energy EG, a annoncé un investissement de 660 millions de dollars pour le développement du projet gazier Aseng, dans un contexte de réforme fiscale visant à renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs internationaux.
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