Cinq mois après l’implantation en Guinée Équatoriale du géant géologique russe Rosgeo, à la recherche d'hydrocarbures et d’autres minéraux de valeur, les géants énergétiques russes Rosneft, Lukoil et Gazprom explorent activement des opportunités de partenariat dans le secteur pétro-gazier du pays. L'annonce a été faite lundi 7 avril par le ministère russe de l'Énergie, à l'issue d'une rencontre entre le vice-ministre Roman Marshavin et l'ambassadeur équato-guinéen en Russie, Ndong Ayekaba.
Selon le ministère, les entreprises russes sont particulièrement intéressées par le développement du champ gazier de Fortuna. Ce projet a déjà suscité l'intérêt de Golar, NFE et Kosmos Energy, qui cherchent à se relancer dans un contexte international favorable à la vente de gaz naturel liquéfié. Auparavant, le britannique Ophir Energy avait échoué à développer un projet de liquéfaction de gaz en eaux profondes sur ce champ, qui visait une production de 2 à 2,5 millions de tonnes par an sur 15 à 20 ans, avec des réserves totales estimées à 3 trillions de pieds cubes, approximativement à 84,95 milliards de mètres cubes.
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Outre Fortuna, les Russes explorent également d'autres actifs pétroliers du pays, dont les noms n'ont pas été communiqués. Les discussions entre les parties ont aussi porté sur la mise en place de partenariats pour le partage d'expertise et la formation de personnel dans le secteur de l'énergie. Par ailleurs, les deux parties envisagent l'introduction de normes industrielles de l’Institute of Oil and Gas Technological Initiatives pour l'équipement et la technologie utilisés dans le secteur.
Cette offensive russe intervient dans un contexte de désengagement progressif des entreprises américaines. ExxonMobil a récemment cédé ses actifs à Chevron, ouvrant ainsi un espace que les compagnies russes semblent désireuses de saisir, y voyant une opportunité dans un contexte économique global difficile. La Guinée Équatoriale fait face depuis quelques années à une récession économique majoritairement entraînée par la chute drastique de la production pétrolière nationale.
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Plus tôt en début 2025, le ministre des Mines et des Hydrocarbures équato-guinéen, Antonio Oburu Ondo, avait déjà exprimé l'intérêt de son pays à attirer des partenaires russes pour développer ses ressources pétrolières et diamantifères, citant spécifiquement l'intérêt de Lukoil et d'autres compagnies. Il avait rappelé la participation de Lukoil à un cycle d'octroi de licences en 2019 et la signature de protocoles d'accord avec Lukoil et Rosgeo la même année.
Le vice-ministre russe a souligné l'intérêt croissant de nombreux pays pour la formation de personnel dans le secteur énergétique en Russie, malgré le nombre déjà important d'étudiants accueillis. La Guinée Équatoriale a d'ailleurs exprimé son intérêt pour l'organisation de programmes de formation dans les universités russes.
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