La Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) a signé, le 28 août 2025 à Brazzaville, un protocole d’accord avec le Prince Édouard Lamoral de Ligne La Trémoïlle, du Royaume de Belgique. « J'ai eu le plaisir de recevoir Son Altesse (…) pour signer avec la SNPC un protocole d’accord relatif au développement des actifs pétroliers du Congo sous coentreprise avec la SNPC », a déclaré le directeur général, Maixent Raoul Ominga.
Cet accord vise à développer de nouveaux actifs pétroliers en partenariat avec la SNPC et à identifier des investisseurs potentiels pour renforcer le portefeuille de projets de l’entreprise, selon le dirigeant. Le Prince Édouard a manifesté un intérêt pour des investissements dans l’amont pétrolier, les mines durables, mais aussi dans l’écologie et l’écotourisme. Ceci au moment où le FMI appelle à briser le monopole de la SNPC sur les importations de carburants jugées coûteuses et peu transparentes.
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Ce partenariat intervient dans un contexte où le Congo ambitionne de relever sa production nationale d’or noir de 268 000 barils/jour à 500 000 barils/jour d’ici 2027, avec pour objectif d’atteindre l’autonomie énergétique et d’accroître la contribution du secteur pétrolier au PIB national. Du côté belge, la coopération s’inscrit dans une volonté d’ouverture sur un marché concurrentiel déjà dominé par des multinationales telles que TotalEnergies, Eni, Perenco et plusieurs acteurs chinois. À cet égard, des sociétés belges bien établies dans les domaines du raffinage, de la distribution ou des services pétroliers — comme Belgian Shell, Total Petrochemicals & Refining Belgium, ou Oilchart International NV — pourraient envisager d’entrer sur le marché congolais.
À terme, cette coopération promet d’ouvrir la voie à une diversification des partenariats de la SNPC, confrontée récemment à un faible engouement des investisseurs sur sa première levée de fonds obligataire régionale. « SNPC 6,5 % NET 2024-2029 », n’a permis de mobiliser que 32 % du montant escompté en juillet dernier.
Pour rappel, la SNPC, qui détient également la Congolaise de Raffinage (CORAF) couvrant 60 % des besoins nationaux en carburants, joue depuis sa création en 1998 un rôle central dans la politique pétrolière du Congo.
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