C’est un changement de tête discret à la direction d’Eni Congo. Alberto Nocerino prend les commandes de la filiale congolaise du groupe énergétique italien. Son nom est apparu le 31 octobre 2026, à l’occasion d’une visite au Centre d’excellence d’Oyo pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (CEO), qui l’a présenté comme le nouveau directeur général. Cette rencontre a aussi mis en lumière la coopération entre les deux structures, axée sur la recherche appliquée, l’innovation et le renforcement des capacités. « Partenaire stratégique et acteur majeur de l’opérationnalisation du CEO, Eni Congo contribue, aux côtés du Gouvernement de la République du Congo et avec l’appui de l’ONUDI, au développement de notre infrastructure dédiée à la recherche appliquée, à l’innovation et au renforcement des capacités dans le domaine de l’énergie», souligne le centre dans sa publication.
Le nouveau patron connaît déjà le terrain congolais. Avant sa promotion, il était directeur technique d’Eni Congo, fonction qu’il occupait encore en juin 2026, selon la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), qui l’avait reçu avec une délégation du groupe italien. Le 16 octobre, Eni l’avait déjà présenté comme directeur général dans une publication consacrée au programme entrepreneurial Yasika, sans communiqué dédié à sa nomination.
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Selon son profil LinkedIn, Alberto Nocerino cumule plus de vingt ans d’expérience dans l’énergie, en Italie, au Nigeria, en Irak et au Congo. Diplômé de l’Université de Salerne (1999-2005), il a notamment contribué, d’après une recommandation publiée sur son profil, « à l’amélioration des opérations terrestres de NAOC », la filiale nigériane d’Eni. Les informations publiques ne permettent toutefois pas de retracer l’ensemble de ses fonctions et affectations.
Une succession en pleine montée en puissance
Il succède à Andrea Barberi, qui a annoncé en septembre sur LinkedIn son départ pour l’Égypte, où il poursuivra sa carrière au sein d’Eni. Cette transition intervient alors que les activités du groupe montent en puissance. Le 9 octobre, à l’issue d’une audience avec le président Denis Sassou-N’Guesso, le directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, a indiqué que la production au Congo avait atteint près de 160 000 barils par jour.
Le gaz naturel liquéfié (GNL) figure parmi les dossiers prioritaires. Après le démarrage de la première phase de Congo LNG en décembre 2023, la deuxième, portée par l’unité flottante Nguya, est entrée en production commerciale en février 2026. Elle porte la capacité totale de liquéfaction à 3 millions de tonnes par an, contre 600 000 tonnes pour la première unité, Tango. Le nouveau directeur général devra consolider les performances de ces installations et contribuer à la valorisation des ressources gazières du pays.
Eni participe aussi à l’approvisionnement de la Centrale électrique du Congo, qui représente environ 70 % de la capacité de production électrique nationale. Le groupe est également engagé dans le renforcement du réseau, notamment la réhabilitation de la ligne Djéno-Pointe-Noire-Brazzaville. Autre dossier à suivre : l’exploration du bloc 24, où Claudio Descalzi a évoqué une analyse des données sismiques en cours, en vue d’un premier forage en 2027. Au-delà de la continuité opérationnelle, le défi d’Alberto Nocerino sera de maintenir la performance des actifs existants et le contenu local.
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