Le géant pétrolier italien Eni, le négociant suisse des matières premières Vitol et la société pétrolière de la Côte d’Ivoire Petroci Holding ont signé lundi 25 mai 2026, la décision finale d'investissement (DFI) pour la troisième et dernière phase du projet Baleine. L'accord paraphé par Luca Faccenda, Directeur général d'Eni Côte d'Ivoire, Niyi Ajibola, Asset Manager de Vitol et Fatoumata Sanogo, Directrice générale de Petroci Holding, engage un investissement total estimé à 4 milliards de dollars, soit environ 2 253,6 milliards de FCFA selon Bloomberg.
La même source renseigne que cette troisième phase vise à porter la production pétrolière de 60 000 à 150 000 barils par jour, tandis que la production gazière devrait passer de 80 à 200 millions de pieds cubes par jour. Ces prévisions, une fois réalisées, stimuleront la production pétrogazière de la Côte d'Ivoire, dont le bilan en 2024 s'est établi à 6,1 millions de barils de pétrole brut et 2,4 milliards de m³ de gaz naturel.
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Le projet prévoit également le déploiement d'une nouvelle unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), conçue pour allier haute performance opérationnelle, sécurité renforcée et réduction de l'empreinte environnementale. « Ce projet reflète notre engagement à renforcer la sécurité énergétique, soutenir le développement économique local et faire progresser un avenir énergétique à faibles émissions de carbone », a souligné Claudio Descalzi, directeur général d'Eni.
Le gisement pétrolier Baleine a été découvert en septembre 2021 lors du forage du puits Baleine-1x dans le bloc CI-101, situé à environ 70 kilomètres au large d'Abidjan, par 1 200 mètres de fond dans le bassin profond de Tano. Après le lancement de la production en août 2023, la deuxième phase du projet s’est poursuivie à la fin de l'année 2024, ciblant un objectif de 50 000 à 60 000 barils de pétrole par jour, contre les 35 000 initialement estimés. Pour sa part, le débit quotidien du gaz naturel devrait atteindre 50 à 60 millions de pieds cubes (soit environ 1,4 à 1,7 million de mètres cubes), surpassant la prévision initiale de 40 millions. Concrètement, la phase 2, amorcée fin décembre 2024, a mis en service le FPSO Petrojarl Kong aux côtés de l'unité flottante de stockage et de déchargement (FSO) Yamoussoukro. À l'issue de ces deux premières phases, le champ produit actuellement plus de 62 000 barils de pétrole et 75 millions de pieds cubes de gaz par jour.
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Le consortium actuel répartit les participations à hauteur de 47,25 % pour Eni, 30 % pour Vitol et Petroci pour le solde. À noter qu'en janvier dernier, Eni a signé un accord avec la compagnie azerbaïdjanaise Socar portant sur la cession de 10 % de ses parts, un transfert qui reste soumis à l'approbation des autorités ivoiriennes. Selon le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie de la Côte d’Ivoire, le groupe italien a investi, depuis son implantation en 2015, dans l’exploration de dix blocs en eaux profondes en partenariat avec Petroci Holding. L’entreprise revendique à ce jour une production solide de 22 000 barils équivalent pétrole par jour.
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