Le groupe énergétique italien Eni a annoncé avoir encaissé 1,36 milliard d’euros, soit environ 893 milliards FCFA, à la suite de la cession de ses actifs non stratégiques au Congo, conclue au troisième trimestre 2025. Dans son rapport trimestriel approuvé par le conseil d’administration présidé par Giuseppe Zafarana et publié ce 24 octobre, le groupe précise que « les entrées de trésorerie provenant de la vente d’actifs, notamment au Congo et en Côte d’Ivoire, ont contribué à renforcer notre solidité financière et à réduire l’endettement net à 9,9 milliards d’euros », soit près de 6 500 milliards FCFA.
Cette transaction trouve son origine dans un accord signé en mars 2025 entre Eni et le négociant suisse Vitol, portant sur la cession de participations dans certains actifs détenus en Côte d’Ivoire et en République du Congo, pour un montant total estimé à 1,65 milliard de dollars, soit environ 1 000 milliards FCFA selon une évaluation faite au 1er janvier 2024. L’accord prévoyait la vente de 30 % du projet Baleine en Côte d’Ivoire et de 25 % du projet LNG au Congo, sur lequel Eni conserve une participation majoritaire de 65 %, d’après un communiqué du 19 mars 2025.
Pour Eni, cette cession intervient dans un contexte de recentrage des investissements de l’entreprise sur ses projets gaziers les plus prometteurs, notamment la phase 2 du projet Congo LNG sur le bloc Marine XII, qui doit quintupler la capacité nationale de liquéfaction de 0,6 à 3 millions de tonnes par an (MTPA) d’ici la fin de l’année. Le déploiement du navire flottant Nguya FLNG en août 2025 a marqué une étape clé dans cette montée en puissance, positionnant le Congo comme hub gazier stratégique pour le groupe italien en Afrique centrale.
Cette opération financière a permis à Eni de renforcer sa trésorerie et de réduire son endettement, tout en finançant un programme de rachat d’actions porté à 1,8 milliard d’euros (près de 1 180 milliards FCFA). Le rapport précise par ailleurs qu’elle illustre également la mise en œuvre du modèle de « double exploration », qui vise à accélérer la monétisation des découvertes en s’appuyant sur des partenaires commerciaux solides.
Présent au Congo depuis plus d’un demi-siècle, Eni confirme ainsi sa volonté de consolider sa présence dans le gaz naturel liquéfié (GNL), pilier de sa stratégie de croissance et de transition énergétique. Le groupe prévoit une hausse continue de sa production africaine dans les trimestres à venir, soutenue par des montées en puissance au Congo, en Côte d’Ivoire et en Libye, confirmant le rôle central de Brazzaville dans la nouvelle géographie énergétique du géant italien.
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