Le Congo amorce une nouvelle phase de transformation de sa gouvernance énergétique. Le gouvernement a approuvé, le 7 octobre dernier à Oyo, un décret portant refonte de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et la création de deux nouvelles entités stratégiques : une Direction du gaz et des énergies nouvelles et un Centre d’étude et de gestion des données pétrolières, gazières et énergétiques. « Pour répondre aux attentes de l’Etat, et aux nombreux défis qui s’imposent à elle, l’organisation de la Société nationale des pétroles du Congo devrait être renforcée afin de permettre à cette structure d’entreprendre efficacement de nouvelles activités, notamment dans le secteur des énergies renouvelables, à l’instar d’autres groupes pétroliers qui ont intégré cette exigence nouvelle dans leurs modèles économiques. », précise le compte rendu du Conseil des ministres.
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Selon le document, la reforme, impulsée par Bruno Jean Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures, prévoit aussi la révision de mandats des membres du conseil d’administration de SNPC. La durée du mandat du directeur général est portée à cinq ans renouvelable au lieu de quatre renouvelable une fois et celle des administrateurs de cinq ans renouvelables une fois (contre 4 actuellement) « afin de permettre à la direction générale de mettre en œuvre les projets stratégiques d’envergure pour le développement de la société ».
Concrètement, face à la double injonction de diversification énergétique et de réforme de la gouvernance, la refonte des statuts de la SNPC est un signal fort de Brazzaville. Ces structures visent à doter l'entreprise publique d'un bras opérationnel dédié à la valorisation du gaz – pilier du futur code gazier et de la stratégie de GNL – et d'un outil d'expertise et de transparence pour le suivi de l'ensemble du mix énergétique.
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Si cette initiative répond à l'impératif de moderniser l'économie post-pétrole, elle est aussi perçue comme une manœuvre stratégique pour apaiser le FMI : en se focalisant sur les nouvelles énergies et la gestion des données, la SNPC tente de projeter une image de bonne gouvernance, tout en maintenant son emprise sur les secteurs historiques de l'aval (importations de carburant et CORAF) où l'institution de Bretton Woods exige une rupture claire de son monopole.
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