La compagnie britannique Zanaga Iron Ore Company (ZIOC) a annoncé, le mardi 15 septembre 2026, le lancement d'un vaste programme d’échantillonnage prévoyant l'extraction de 30 000 tonnes de minerai sur son projet de fer de Zanaga, situé au sud-ouest de la République du Congo. Cette opération constitue une étape que l'entreprise cotée à Londres qualifie de décisive vers la décision finale d’investissement (FID) et la construction de la mine. « Ce programme vise à nous permettre de définir le schéma de traitement révisé […] tout en informant davantage les entrées nécessaires pour cartographier de manière définitive la trajectoire vers la construction et la production de la mine », a déclaré Martin Knauth, PDG de ZIOC.
Concrètement, cette excavation permettrait d’isoler et d'assembler un échantillon composite de 100 tonnes, issu de la zone ciblée par la première phase d'exploitation. Selon le document publié à Londres, ce volume restreint, produit par un opérateur local, serait ensuite expédié en laboratoire pour subir des essais métallurgiques à l’échelle pilote.
L'objectif affiché par le groupe minier est double : valider le schéma de traitement industriel orienté vers le DRI (Direct Reduced Iron, un procédé moins émetteur en carbone) et calibrer les installations de la Phase 1. Pour cette première étape de développement, ZIOC projette une production annuelle de 12 millions de tonnes (Mtpa) de concentré de fer sur les cinq à dix premières années d'exploitation.
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Si ces tests s'avèrent concluants, ils devraient entraîner des conséquences directes sur la structuration financière et commerciale du projet. Selon les prévisions de ZIOC, ils fourniraient la base définitive pour évaluer les coûts d'investissement (Capex) et d'exploitation (Opex) des équipements, tout en permettant d'amorcer des essais à grande échelle avec les aciéries clientes. Surtout, cette validation technique est présentée comme l'argument déterminant pour espérer sécuriser les 2,17 milliards de dollars nécessaires à la Phase 1. Elle viendrait appuyer les négociations en cours avec Red Arc Minerals (RAM), partenaire censé injecter 25 millions de dollars pour acquérir 20 % du projet, et qui chercherait par ailleurs à lever 500 millions de dollars supplémentaires auprès d'une institution de financement occidentale.
En gestation depuis douze ans, le gisement de Zanaga représente l'un des actifs miniers les plus massifs d'Afrique centrale, avec un coût de développement global estimé par ses promoteurs à 4,05 milliards de dollars sur une durée de vie de 30 ans. Si la reprise des travaux de terrain témoigne d'une volonté d'accélération de la part de ZIOC, la concrétisation de l'exploitation reste entièrement suspendue au bouclage financier. Le véritable tournant pourrait intervenir le 30 novembre prochain, date butoir fixée par ZIOC et RAM pour finaliser leur transaction - condition sine qua non pour espérer passer des essais métallurgiques aux travaux de construction proprement dits, en vue de l'exploitation de ce gisement fort de 6,9 milliards de tonnes de ressources.
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