Trident Energy, société pétrolière américaine cotée à New York, accélère son ancrage en Afrique centrale. Dans la foulée de l’acquisition de participations dans trois champs pétroliers offshore au Congo, l’entreprise renforce sa présence à Brazzaville avec le recrutement d’un directeur juridique chevronné, chargé d’encadrer ses opérations locales, selon un communiqué publié le 21 octobre 2025. Ce mouvement consacre le Congo comme deuxième hub de la compagnie dans la zone CEMAC, après la Guinée équatoriale. « Il s’agit d’une excellente occasion de façonner la stratégie juridique de Trident Energy — en garantissant la conformité, en gérant les risques et en soutenant la croissance durable de nos opérations », a précisé l’entreprise sur LinkedIn.
D’après Trident, le futur responsable aura pour mission de conseiller la direction sur les questions juridiques et réglementaires, de rédiger et négocier les ententes commerciales, de représenter la société auprès des autorités congolaises et de promouvoir une culture d’intégrité et de conformité au sein des opérations locales.
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Cette étape intervient quelques mois après la finalisation, fin janvier 2025, d’un accord entre Trident Energy, Chevron Corporation et TotalEnergies, marquant son ouverture sur le Congo. L’entreprise détient désormais une participation opérée de 85 % dans les champs de Nkossa et Nsoko II, une participation de 15,75 % dans le champ Lianzi transfrontalier avec l’Angola, et 21,5 % dans le champ Moho-Bilondo, exploité par TotalEnergies et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC).
Situés entre 60 et 105 kilomètres au large des côtes, ces actifs constituent un socle stratégique pour Trident Energy, qui mise sur le rajeunissement des infrastructures, la stimulation de la production et le développement d’un projet d’azote liquéfié flottant (FLNG) pour soutenir ses activités. Le groupe prévoit également de renforcer son alliance avec TotalEnergies Congo afin d’optimiser la gestion des actifs intégrés et de générer davantage de valeur pour la République du Congo. Ces investissements devraient, selon la société, contribuer à stabiliser la production nationale et soutenir la politique énergétique du gouvernement congolais dans un contexte où Brazzaville ambitionne de porter sa production pétrolière de 260 000 à 500 000 barils par jour d’ici 2027.
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Fondée en 2016, Trident Energy est déjà implantée en Guinée équatoriale, où elle exploite plusieurs champs offshores. Selon ses résultats du premier trimestre 2025, publiés le 28 mai, le groupe a produit environ 45 000 barils équivalent pétrole par jour à Malabo et au Brazil, soutenu par une stratégie d’investissement ciblée sur les actifs matures à fort potentiel.
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